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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 20:40

Pour sa cinquième édition des Réseaux au Féminin, l'ACE reçoit sur le thème "Booster sa carrière : la fluidité" le jeudi 29 novembre prochain de 14h à 17h30 à la Maison du Barreau à Paris.

 

Cette édition, toujours présidée par Bénédicte Bury, et animée par Caura Barszcz, recevra les intervenants suivants:

 

- LA FLUIDITE EN CHIFFRES :

Pascale HONORAT Responsable de l'Observatoire du Conseil National des Barreaux

Valérie DUEZ-RUFF, Présidente de « Moms à la barre »

Caura BARSZCZ, directrice de Juristes Associés

 

- FLUIDIFIER SA CARRIERE : D’UNE ENTREPRISE A UNE AUTRE

Témoignages :

Dominique ATTIAS, Avocat au Barreau de Paris, membre du CNB

Laure FLAMAND DE LESTAPIS, Directrice Juridique, Groupe Bergerat Monnayeur

Béatrice DELMAS-LINEL, associée cabinet De Gaulle Fleurance

Claude MESMIN, psychologue clinicienne Maître de conférences à la retraite de l'université Paris 8

Taous SEHAD, Direction emploi compétences Groupe, Responsable recrutement mobilité périmètre commercial,

 

- COMMENT LES FEMMES SE VOIENT-ELLES ?

Michèle COME, fondateur de COME.INC

 

 

Pour plus d’informations et vous inscrire : ACE LES RESEAUX AU FEMININ 2012 ACE LES RESEAUX AU FEMININ 2012

 

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Published by Moms à la Barre - dans les réunions et RdV
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 11:34

Afin de faciliter la rencontre entre familles souhaitant partager une nounou à domicile, Babychou Services Paris organise un "Baby Dating" le samedi 1er décembre de 10h à 12h dans la boutique Une mère une fille à Paris, 43 boulevard Garibaldi, Paris 15ème.

 

Plus d'informations sur le lien suivant CP11 BabyDating Paris CP11 BabyDating Paris

 

Plus de dates pour la banlieue et la province CP11 BabyDating CP11 BabyDating

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Published by Moms à la Barre - dans Garde d'enfant
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 11:07

Sous l'égide de la Commission Ordinale Professionnelle "Qualité de Vie" à laquelle elle participe depuis deux ans, Valérie Duez-Ruff propose et anime une formation le lundi 26 novembre 2012 de 12h à 14h dans la salle haute de la bibliothèque du Palais de Justice de Paris:

 

 

Le droit à la parentalité pour tous

 

 

 

 

L'idée de cette formation est née d'un double constat:

 

  • contrairement aux appréhensions qu'ont beaucoup, les avocates peuvent aussi être des mamans et
  • la parentalité n'est pas qu'une question de femmes!

 

Formation validée au titre de la formation continue obligatoire des avocats à hauteur de 2 heures.

 

 

 

Chaque année le Barreau de Paris accueille plus de 550 bébés d’avocats.

 

Pourtant la maternité est encore trop souvent une source d’inquiétude pour les futures mamans qui craignent de voir leur carrière d’avocate compromise par cet évènement dans leur vie.

 

Or, il est aujourd’hui tout à fait possible d’être à la fois maman et avocate et de s’épanouir dans ces deux facettes de la vie.

 

Il est de même parfaitement possible d’être père et avocat.

 

En effet, la parentalité n’est pas que l’apanage des femmes et concerne aussi les hommes.

 

Pour que l’arrivée d’un enfant soit vécue de la façon la plus naturelle possible au sein d’un foyer d’avocat, l’Ordre des Avocats vous accompagne.

 

 

 

Pour retrouver le lien vers la formation et vous y inscrire : http://www.efb.fr/tools/upload-fichier/read?file=121030c0564519111305-fc12135_le_droit_a_la_parentalite_pour_tous_2_.pdf

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Published by Moms à la Barre - dans les réunions et RdV
25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 22:04

Samedi 22 septembre à 20h40 sur la chaîne Téva (TNT) était diffusé un documentaire sur « Des Femmes au service de la justice », à l’issue duquel la présentatrice Marielle Fournier réalisait une interview de Madame Christiane FERAL-SCHUHL, Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris, et de Valérie DUEZ-RUFF.

© Aurélien Faidy / Téva

 

Pour visionner l’interview

 

Des femmes au service de la justice:

« Aujourd’hui, les femmes sont de plus en plus nombreuses à travailler dans les tribunaux et les cabinets d’avocats. Elles plaident, enquêtent ou rendent la justice. Qui sont ces femmes de loi ? Comment ont-elles réussi à se faire une place dans cet univers très masculin ? Comment parviennent-elles à concilier vie professionnelle et vie de famille ?

Rencontre avec 5 femmes d’exception.

Annyvonne, vice-procureur au Tribunal de Strasbourg, incarne l’ordre et la loi. Face aux délinquants, elle reste inflexible. Sa vocation : « soigner » le corps social malade. Sandrine, avocate renommée à Bourges, défend les criminels. Elle jongle en permanence avec des dossiers difficiles pour préserver du temps avec ses jumeaux.

Mélanie, 22 ans, vient de réussir le concours de l’Ecole Nationale de la Magistrature. Dans 2 ans, elle sera juge ou procureur. Comment vit-elle ses premiers pas dans la justice ?

Hélène, jeune avocate parisienne, est spécialisée dans les affaires familiales. Son défi : participer au grand concours de plaidoirie du Barreau de Paris.

Séverine, mère de famille nombreuse, est présidente du Tribunal de Sarlat, l’un des derniers tribunaux de campagne, où elle cumule les responsabilités. Comment fait-elle pour tout gérer ? »

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Published by Moms à la Barre - dans Divers
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 22:11
Dans le cadre de la campagne au Bâtonnat, Caroline TOBY reçoit une table ronde sur le thème "Avocates : osez réussir!".
 
Bien que traditionnellement apolitique et asyndicale, l'association relaie le présent évènement tout d'abord car le sujet est conforme aux ambitions que nous poursuivons pour les consoeurs mais également en raison de la participation de sa présidente alors que les rencontres organisées directement par l'association se sont faites plus rares ces derniers temps.
 
Nous reproduisons ci-après l'invitation et vous informons également que, comme chaque année, l'ACE organisera le jeudi 29 novembre prochain une nouvelle édition des Réseaux au féminin sur le thème de la fluidité dans la carrière.
 
 
La profession se féminise !
 
En effet, au 1er janvier 2012, le barreau de Paris était constitué de 11 892 femmes et de 11 089 hommes, soit près de 52%.
 
Malgré ces chiffres, des inégalités persistent.
 
Ainsi, les avocates parisiennes perçoivent, en moyenne, un revenu de moins de 58.000 euros, largement inférieur à celui de leurs homologues masculins, qui s’élève à plus de 96.000 euros.
 
 De même, on ne compte que 22 % de femmes associées dans les cabinets qui regroupent entre 20 et 50 avocats.
 
 Quant à nos instances professionnelles (Conseil de l’Ordre et CNB), les femmes n’y sont représentées que pour un tiers.
 
Ces inégalités ajoutées à la crainte de ne pas parvenir à concilier vie professionnelle et personnelle entraînent le départ de la profession d’une avocate sur trois dans les six premières années d’exercice.
 
Il est temps que l’attention portée aux femmes dans les discours, compte tenu de leur nombre, s’accompagne d’un changement profond dans les mentalités et les comportements.
  
Nous vous invitons à venir en débattre avec nous sur le thème :
 
 
Avocates : osez réussir !
 
Le
 
Jeudi 25 octobre 2012 de 12h à 14h
 
171 boulevard Haussmann – 75 008 Paris (cabinet STC)
 
 
 
A cette occasion, nous aurons le plaisir d’entendre les témoignages de Monsieur Francis Teitgen, avocat et ancien Bâtonnier du Barreau de Paris, Madame Marie-Claude Habauzit-Detilleux, avocate, ancien membre du Conseil de l’Ordre, membre du CNB et co-fondatrice de l’association Femmes et Droit, Madame Emmanuelle Barbara, avocate et managing-partner du cabinet August & Debouzy, Madame Valérie Duez-Ruff, avocate et fondatrice de l’association Moms à la Barre.
 
Pour lire l'invitation et vous inscrire, vous pouvez cliquer sur le lien suivant http://img.mp30.ch/visu-4855A1F3-A5FA-4040-94E2-C43721EC1DEF-135726801-180335-05102012.html

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 21:09

Depuis quelque temps, la parité est devenue un vrai sujet d'actualité.

 

Ainsi, la loi sur la parité du 28 janvier 2011 définit un cadre pour la féminisation des organes de décision.

 

Premier cap fixé par la loi à horizon 2014 : les conseils d'administration ne comprenant aucune femme au moment de la promulgation de la loi seront dans l'obligation d'en nommer une dans les six mois.

 

Second cap à 2017 : les entreprises devront atteindre un taux de féminisation dans les instances dirigeantes de 40%.

 

Depuis la promulgation de cette loi, deux fois plus de femmes que d'hommes sont entrées dans les conseils d'administration.

 

Par ailleurs, lors de sa campagne, François Hollande avait promis d'instaurer une parité stricte au sein de son gouvernement, ce qu'il semble avoir respecté.

 

Au sein de l'association, nous nous sommes alors penchées sur cette question en limitant nos recherches à la profession d'avocat.

 

Malheureusement, il ressort nettement de nos recherches que la parité est encore loin d'être acquise alors que, rappelons-le, les femmes sont majoritaires (51,9%, voire 60% à l'EFB).

 

Tout d'abord au Conseil de l'Ordre des Avocats de Paris, seuls 30 % des membres sont des femmes.

 

CO

 

Il faut dire que les précédentes élections n'ont offert que deux candidates.

 

 

Espérons que celles à venir comportent davantage de femmes.

 

D'ores et déjà, deux sont annoncées : Karine Mignon-Louvet, ancien membre du CNB et consoeur très active dans l'intérêt de la profession, ainsi que Delphine Pujos, collaboratrice chez Linklaters.

 

 

Nous pouvons au moins constater une certaine harmonie dans la profession puisque également 30% des membres du Conseil National des Barreaux sont des femmes.

 

CNB

 

Signalons que depuis quelques années se présente aux élections une liste Femmes et Droit qui remporte un succès croissant et qui amènera peut-être davantage de femmes.

 

 

De façon plus large, nous nous sommes penchées sur la répartition de femmes au sein de l'Assemblée Nationale.

 

Finalement la situation est même pire que dans nos instances puisque seuls 27% des députés sont des femmes.

 

Répartition des députés

 

Avec un effort net en terme de parité pour les partis de gauche.

 

 

    Répartition des députés par groupe 

 

En revanche, lorsqu'on se limite aux députés avocats, la parité en prend un sacré coup! La part de femmes retombe ainsi brutalement à 11%.

 

 

    avocats-copie-1.png

 

 

 

Peut-être ce mauvais score peut-il s'expliquer par l'âge des députés, majoritairement presque tous âgés de plus de 45 ans...

 

 

avocats x âge

 

Vous pouvez consulter la liste des députés avocats ( IMG-copie-2 Liste des avocats      )

 

 

Chacun est libre d'en tirer ses propres constats.

 

Faut-il instaurer des quotas?

 

Cela pourrait être l'occasion de créer une dynamique, comme l'indique Sophie Reynal, présidente d'HEC au féminin.

 

Cependant, au-delà d'une question de quotas, au sein de l'association, nous pensons que les femmes ont une (leur) place à prendre et qu'il leur appartient de faire valoir aux yeux de tous leurs compétences. Avec l'espoir qu'à force de travail et d'un peu d'audace, le fameux plafond de verre explose. Si certaines femmes y sont arrivées, alors toutes celles qui en ont l'envie le peuvent! Avec plus ou moins d'obstacles, ou de temps, mais il faut avant toute chose garder confiance en soi et oser. 

 

 

Pour paraphraser Aude de Thuin dans son livre "Femmes si vous osiez, la France s'en porterait mieux", nous vous disons "Consoeurs si vous osiez, la profession s'en porterait mieux"!!

 

Osez étudier des matières traditionnellement dévolues aux hommes : droit des affaires, droit pénal, sans vous cantonner aux matières humaines, notamment au droit de la famille!

 

Osez demander une augmentation!

 

Osez demander l'association! De petite ou grande structure.

 

Et tout cela sans attendre nécessairement que les résultats de vos efforts soient vus de tous. Pour cela, communiquez!

 

Osez vous installer !

 

Osez vous présenter à un mandat électif !

 

Osez vivre votre vie comme bon vous semble !

 

Bref : Osez faire connaître vos envies! A commencer par vous-même ;-)

 

 

Pour vous laisser le temps de la réflexion, nous vous disons à la rentrée pour de nouveaux rendez-vous et vous souhaitons de bonnes vacances !

 

 

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Published by Moms à la Barre
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 11:22

Ça y est, les jeunes parents parisiens ont reçu leur réponse négative pour leur place en crèche…

 

Voyant leurs client(e)s rencontrer des difficultés à trouver une famille pour une garde partagée, 9 commerces « family-friendly » de Paris se sont réunis pour organiser un événement nouveau : un speed dating garde partagée !

 

Cet événement aura lieu le samedi 30 juin 2012 et sera certainement renouvelé à chaque période de réponse des crèches…

 

Plus d'infos avec les lieux participants sur le lien suivant: Speed dating garde partagee Speed dating garde partagee

 

Le site internet sera actif à partir du mercredi 20 ou jeudi 21 juin au plus tard.

 

Merci à Aurore pour l'information!

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Published by Moms à la Barre - dans Garde d'enfant
30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 19:44

Vous l'avez remarqué, que ce soit le principe même de l'association, ou les différentes actions menées et informations transmises, toutes font suite à des expériences vécues.

 

Là, fatiguée par les nuits toujours interrompues à 2 mois et demi de mon nourrisson, j'ai décidé de recourir aux mains, que j'espérais magiques d'un ostéopathe...

 

En effet, comment vivre une profession aussi exigeante que la nôtre avec une absence de sommeil?!

 

Celui-ci m'a expliqué que pour réparer les conséquences qu'un accouchement peut entraîner sur un bébé, il préconise une visite chez un ostéopathe, spécialisé dans les bébés, dans le premier mois de vie du nourrisson, ne serait-ce que pour s'assurer que tout va bien.

 

Compte-tenu des bienfaits constatés par de nombreux parents sur leur bébé après avoir consulté un ostéopathe, l'association devait relayer l'information.

 

En ce qui me concerne, après deux visites, il semble souffrir moins de son ventre et vient enfin de faire sa première nuit complète...

 

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Published by Moms à la Barre - dans Bons plans
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 09:03

Avocate, vous envisagez d'avoir des enfants et, pour cela, vous souhaitez raccrocher la robe, oui, mais pour quoi faire?

 

Il existe des exemples de reconversions réussies, à l'instar d'Anne-Cécile Sarfati, rédactrice en chef du magazine ELLE.

 

Comme pour les salariés, les professions libérales peuvent avoir recours à un bilan de compétences.

 

Le coût d'une telle démarche est cependant un peu prohibitif puisqu'il se situe aux alentours de 1.500 à 2.000 euros HT

 

Le FIF-PL prend désormais en partie en charge les bilans de compétence pour aider les avocats à la reconversion, bien que de façon très modeste car à hauteur de 200€ par an.

 

Vous pouvez solliciter la prise en charge directement en ligne. Plus d'information ici

 

Si vous ne savez pas auprès de quel organisme vous adresser pour effectuer un bilan de compétences, Intuitu Personae, cabinet parisien de recrutement et de conseil pour avocats propose une session sur une année sous la forme d'entretiens pour 1.750€ HT. Au regard de la disparité existant entre la prise en charge par FIF-PL et le coût de ce bilan de compétences, le cabinet propose une formule de bilan de carrière, pratiquement à hauteur de la subvention du FIF-PL.

 

Pour information, le FIF-PL prend en charge d'autres formations, même juridiques.

 

Aussi, si vous souhaitez faire un point sur votre carrière pour envisager une nouvelle évolution, voire une reconversion, le bilan de compétences ou de carrière peut être une option intéressante et utile.

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Published by Moms à la Barre - dans Bons plans
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 10:25

Je vous invite à lire l'interview d'Anne-Cécile SARFATI, ancienne avocate devenue pas moins que rédactrice en chef adjointe du prestigieux ELLE, et qui a été la seule à pouvoir interviewer Anne Sinclair il y a quelques mois, en réponse aux questions de Christiane Féral-Schuhl.

 

Un bel exemple de reconversion réussie.

Anne-Cécile Sarfati a exercé la profession d’avocat de 1991 à 1994 au sein du cabinet Lafarge-Flécheux-Revuz. Elle y pratiquait le droit des contrats appliqué à la vie des affaires.

Elle a quitté le Barreau pour devenir journaliste. Après avoir collaboré en tant que pigiste au Point, au Nouvel Observateur et à l’Evènement du Jeudi, elle est devenue reporter, puis Grand reporter au magazine ELLE. Depuis deux ans, elle est Rédactrice en Chef Adjointe du célèbre magazine féminin dont elle dirige trois rubriques, situées à la fin du journal.

Elle a publié 4 ouvrages : deux sur la psychologie des enfants (Petits tracas et gros soucis de 1 à 7 ans et de 8 à 12 ans, Albin Michel, avec Christine Brunet), un livre de cuisine (« À préparer en 15 minutes maxi », Albin Michel) et un livre sur les femmes et le pouvoir (« Femmes au pouvoir, récits et confidences », Stock, avec Hervé Gattegno).

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1. Christiane Féral-Schuhl : pourquoi et comment prend-t-on, la décision de quitter la profession d’avocat vers votre activité ?

Anne-Cécile Sarfati :

Je suis devenue avocate par facilité (j’avais de bons résultats à la fac de droit) et conformisme familial (mon père et ma tante sont avocats). Mais aussi parce que j’avais été engagée chez Lafarge-Flécheux comme juriste salariée avant la fin de mes études de droit et que je me plaisais beaucoup dans ce cabinet. J’adorais mon patron, Guillaume Le Foyer de Costil, qui était humainement formidable. Il me confiait des dossiers très prestigieux, très intéressants intellectuellement, qui me donnaient confiance en moi.

Et puis, j’ai fait, dans ce cabinet, l’une des rencontres les plus importantes de ma vie : Delphine Brunet-Stoclet, qui démarrait, elle aussi, dans la profession. Je me souviendrai toujours du coup de foudre amical qui nous a frappé toutes les deux dans la belle bibliothèque de l’avenue de Lamballe, au-dessus des Dalloz. Delphine est toujours avocate, elle est comme une soeur pour moi : nous avons trois garçons chacune du même âge, nous partageons beaucoup d’amis et j’ai écrit deux livres avec sa mère qui est psychologue pour enfants. Je m’étends un peu pour vous faire comprendre que dans ce cabinet, j’étais dans un confort affectif idéal.

Mais au fond de moi-même, une petite voix me rappelait régulièrement que, pour ce qui concerne mon métier proprement dit, je me mentais un peu. Je sentais bien que cet univers était quand même un peu trop conformiste et austère pour moi. Avec mes dossiers d’arbitrage pour Colgate palmolive et EDF, je me desséchais un peu. Certes, j’étais flattée de travailler si jeune sur de si beaux dossiers, mais mon métier manquait de sens à mes yeux : j’avais le sentiment que mon rôle se bornait à faire gagner de l’argent à des sociétés qui en possédaient déjà beaucoup…

J’avais soif d’ouverture sur le monde et sur la société. Mais je ne me sentais pas non plus le talent d’une pénaliste. En réalité, je rêvais secrètement de journalisme depuis mes études de droit sans avoir eu l’énergie, à l’époque de bifurquer. C’est au retour de mon deuxième congé de maternité que j’ai sauté le pas : je me suis fait omettre du barreau et j’ai tout recommencé à 0, d’abord par des stages non rémunérés (j’avais mis de l’argent de côté), puis en courant la pige dans différentes rédactions (d’abord de minuscules articles, puis des enquêtes et des reportages de plus en plus grands). Je n’ai décroché un CDI à ELLE que six ans plus tard. J’y suis encore aujourd’hui et je m’en réjouis chaque jour.

2. Christiane Féral-Schuhl : quelles similitudes et différences majeures entre l’avocat et votre métier ?

Anne-Cécile Sarfati :

La rigueur et la capacité d’indignation sont deux traits communs à ces métiers. Enfin, l’indignation… pas tellement dans le métier d’avocat d’affaires, mais dans celui de pénaliste, certainement.

Le métier d’avocat est très technique alors que celui de journaliste permet de s’intéresser à la société dans son ensemble. Ce qui me plaît le plus dans ce métier est qu’il permet de rencontrer quantités de gens évoluant dans des univers très différents. C’est un métier extrêmement nourrissant.

Enfin, il reste une très grande différence : l’écriture. Rédiger des contrats ou des conclusions d’avocats n’a pas grand-chose à voir avec la rédaction d’une enquête ou d’un reportage. Alors que vous devez avoir un style concis et froid quand vous êtes avocat d’affaires, il vous faut accrocher votre lecteur en jouant sur l’émotionnel et l’infiniment petit quand vous êtes journaliste. C’est ce que j’ai trouvé de plus difficile dans ma reconversion.

3. Christiane Féral-Schuhl : quel regard portez-vous sur la profession, l’ayant vécu de l’intérieur puis l’observant de l’extérieur ?

Anne-Cécile Sarfati :

C’est une profession magnifique avec des gens de très grande qualité intellectuelle et humaine. Cependant, même si des progrès ont été réalisés par rapport à mon époque, c’est encore une profession très machiste ! Quand j’appartenais encore au barreau, une avocate au bord de l’accouchement dans un ascenseur était obligée de s’effacer devant un membre du conseil de l’ordre pour le laisser passer ! J’ose espérer que ça n’est plus le cas maintenant. Et puis il y a aussi la douloureuse question des congés de maternité : il y a à peine quinze ans, les femmes n’avaient droit qu’à six semaines en tout et pour tout.

Grâce à l’accession de Dominique de la Garanderie à la fonction de Bâtonnier, les choses ont évolué. Il était temps… Mais je trouve encore très difficile pour les jeunes femmes avocates d’articuler leur vie privée et leur vie professionnelle.

C’est vrai dans tous les métiers, mais dans celui-là peut-être encore plus que dans un autre. Je rencontre régulièrement des jeunes avocates brillantes qui veulent raccrocher leur robe parce qu’elles n’en peuvent plus de rentrer chez elles à 22h et de travailler tous les week-ends alors qu’elles projettent de fonder une famille. Je trouve ça dommage parce que je sens souvent chez elles une vraie vocation. Pour la profession, c’est une vraie perte de talents.

Travailler dans un magazine féminin a complètement changé ma façon d’appréhender cette question. À ELLE, si vous avez un enfant malade, on vous demande ce que vous faites au bureau ! Et pourtant, nous aussi nous travaillons comme des folles, nous aussi nous faisons carrière, nous aussi nous sommes soumises à des pressions.

Mais nous avons une culture du travail, à mon sens, beaucoup plus moderne. Une culture davantage tournée sur les résultats que sur la présence physique. Et ça marche ! Alors que la presse est en crise, alors que de nouveaux féminins sont régulièrement lancés par des groupes concurrents, notre beau magazine ne cesse de gagner des lectrices. Certains cabinets d’avocats feraient bien d’en prendre de la graine !

 

Retrouvez l'intégralité de l'interview (link)

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