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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 10:35

Parce que, avant d'être des avocates, nous sommes des femmes, nous avons aussi le droit d'avoir des lectures de greluches.

 

A l'occasion de l'une de ces lectures, j'ai découvert l'article suivant dans le Magazine Be du 28 octobre 2011, que je trouve intéressant, tant pour les salariées que pour les collaboratrices libérales, voire même les associées, avec des conseils pratiques avisés:

 

"Manuel de survie en milieu professionnel hostile.

 

1. Ne croyez pas en la justice

 

"Les gars viennent me demander une augmentation au moins trois fois par an, commente Jérôme, directeur d'un hebdomadaire parisien. Les filles c'est plutôt une fois tous les trois ans". N'attendez pas que vos mérites soient reconnus, demander une augmentation n'est pas de l'insubordination...

 

2. Brillez (aussi) en réunion

 

N'acceptez pas plus souvent qu'à votre tour les "rôles de femme", comme appeler les retardataires et, plus sournois, se charger du compte-rendu : on ne peut pas écrire et parler. Ne quittez jamais une réunion sans avoir exprimé votre opinion ou posé une question.

 

3. Refusez les relations paternalistes

 

Ne répondez pas aux questions de votre chef sur votre vie privée, gardez vos distances. Si un lien affectif (on n'a pas dit sentimental) se tisse avec lui, vous vous retrouverez en position délicate à l'heure de la négo.

 

4. Faites-vous respecter d'abord à la maison

 

"Pour réussir sa vie professionnelle, les deux choix les plus importants, c'est celui de son patron et de son compagnon, affirme Sophie Reynal, présidente d'HEC au féminin. Ce dernier doit être le supporter n°1, qui ne considère pas que sa carrière passe avant la vôtre". Vouloir plus de responsabilités au travail implique de ne pas accepter toutes celles du foyer.

 

5. Développez votre réseau

 

Une étude du réseau social professionnel Linkedin montre que les femmes nouent moins de contacts et de manière moins "intéressée" que les hommes. "La plupart des femmes font passer le travail avant la réseau, à l'inverse des hommes. C'est une erreur, entretenir ses contacts est indispensable pour progresser", explique Sophie Reynal. Dans l'entreprise, l'importance du réseau est primordiale pour avoir vent d'une opportunité, glaner de l'information, se faire des alliés.

 

6. Faites jouer la concurrence

 

Les plus belles augmentations se négocient... en partant. Sans aller jusque-là, toutes les occasions de faire le benchmark de sa fiche de paye auprès de la concurrence sont bonnes. "Face à une proposition de job, 80% des hommes accepteront un entretien, note Sophie Reynal, ne serait-ce que pour évaluer leur situation actuelle ou nouer un contact, alors que 50% des femmes n'iront pas, par manque de confiance en elles, sentiment de loyauté à l'entreprise ou même timidité"."

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Published by Moms à la Barre - dans Divers
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 18:30

Enquête TNS SOFRES pour GDF Suez publiée dans Le Figaro du 13 octobre:

- 61% des femmes estiment les inégalités liées au sexe

- 76% des femmes cadres estiment que leur situation est plus difficile que celle des hommes

- 86% des femmes ont le sentiment que les hommes ne se rendent pas compte de leurs difficultés

- 65% des femmes ne croient pas à une possible amélioration de leur situation dans les quinze à vingt ans à venir 96% des femmes comptent sur elles-mêmes pour améliorer leur situation

- 76% des femmes perçoivent les enfants comme un frein pour la carrière

- 81% des femmes jugent le salaire comme première cause d'inégalité

-50% des femmes estiment que la discrimination positive à leur égard est une solution intéressante

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Published by Moms à la Barre
12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 15:17

Les avocates libérales ne sommes pas les seules à subir une inégalité de traitement face à l'arrivée d'un enfant.

 

Les futurs et jeunes pères aussi voient leurs droits à la présence minimisés.

 

La différence de traitement vient moins du statut libéral que du conditionnement de nos sociétés traditionelles.

 

Ce sujet fait d'ailleurs l'objet d'un débat important de la part de nos instances et de la société en général.

 

En effet, l'OCDE, dans un rapport consacré aux politiques familiales en Europe a a préconisé un congé paternité davantage systématique.

 

Le gouvernement s'intéresse aussi à la question puisqu'il a commandé un rapport sur l'exercice de la parentalité par les hommes dans le monde du travail.

 

Même Laurence Parisot, la patronne des patrons considère qu'il faut rendre obligatoire le congé paternité de plusieurs semaines.

 

Ainsi, la question des pères au travail est désormais politique car elle est déterminante pour faire avancer la cause des femmes.

 

A cet égard, Françoise FATOUX, délégué général de l'ORSE (Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises) indique  que "Lorsqu'on travaille sur la notion de conciliation, on se rend compte très vite qu'il faut que les hommes concilient aussi, sinon cela risque de se retourner contre les femmes. L'égalité en entreprise passe par celle au foyer" mais que, pour cela, "On doit encore travailler sur les stéréotypes masculins. Il faut convaincre les hommes qu'ils peuvent être gagnants dans la stratégie d'égalité. Il faut aussi casser la culture du présentéisme".  

 

Elle considère donc que toute la culture managériale est à revoir.

 

Cette conclusion ressort notamment du sondage commandité par l’ORSE auprès de BVA dans lequel il apparaît que 81 % des Français considèrent que les femmes feraient plus facilement carrière si les hommes s‘investissaient davantage dans les activités domestiques et familiales.

Les Français considèrent également que les entreprises ont une responsabilité à assumer dans la recherche d’un meilleur équilibre travail et vie familiale. Ils mettent en avant la nécessité :
- de repenser l’organisation du temps de travail (61 % mettent en avant la nécessité de revoir les aménagements d’horaires)
- d’un changement des mentalités au sein de l’encadrement et de la direction (attente de 51 % des Français)

Si les Français croient à un changement possible, ils mettent en avant les discriminations auxquelles peuvent être confrontés les hommes dans leur vie familiale.
A la question : demander à travailler à temps partiel ou à rentrer chez soi un peu plus tôt afin de pouvoir consacrer plus de temps à sa famille, est :
- plutôt bien accepté, à 62 % pour une femme
- plutôt bien accepté, à 22 % pour un homme.
Cet écart important montre la nécessité de mener des actions spécifiques en direction des hommes pour éviter qu’ils ne soient discriminés quand ils veulent eux aussi rechercher un équilibre entre travail et vie familiale.

 

Il ressort donc de cette étude que le principal obstacle à un meilleur équilibre des vies professionnelles et familiales au sein d'un foyer est la perception par l'entreprise et la société en général de la place traditionnelle du père.

  

Tel est le constat dressé par Jérôme BALLARIN, président de l'OPE (Observatoire de la parentalité en entreprise): "les jeunes cadres sont encore moqués par leurs aînés. Il faut tendre vers une nouvelle norme culturelle, un nouveau contrat social".

A cette conception traditionnelle, s'ajoute l'hypocrisie du présentéisme, encore plus oppressant pour les cadres et professions libérales exerçant à Paris.

En effet, beaucoup d'employeur associent encore performance et temps de présence dans l'entreprise.

Jérôme BALLARIN ajoute « En France, il y a un culte du présentéisme : partir du bureau après 19 heures est un signe de motivation du salarié ; dans les pays scandinaves, au contraire, c'est un signe d'inefficacité. »

 

Ainsi donc, même si les entreprises, particulièrement celles de premier plan, tentent de renforcer le rôle du père, rares sont ceux qui acceptent de "jouer le jeu".

 

Peut-être serait-il nécessaire que les pères occupant des postes à responsabilité montrent l'exemple.

 

A l'instar de Jean-Claude LE GRAND, DRH et responsable monde diversité de L'Oréal link, de Philippe VIVIN, DRH du groupe AREVA link, de Frédéric LAVENIR, DRH du groupe BNP Paribas link et de Pierre LELEU, DRH de HSBC France, link, dont les témoignages font état de leur volonté de parvenir à une meilleure conciliation avec les contraintes liées à leur pratique professionnelle. Leur témoignage rejoint pour l'essentiel celui d'une femme dirigeante, Mercedes ERRA, Présidente exécutive de d'Euro RSCG Worldwide link.

 

Espérons qu'ainsi, les pères pourront enfin prendre leur congé paternité et non comme me le disait récemment une amie avocate que, son mari -avocat fiscaliste- ne prenait pas ses jours de congé paternité car cela était mal vu dans sa structure.

 

Mais également qu'ils pourront profiter d'une vie familiale plus étendue, avec la possibilté d'aller chercher les enfants le soir ou de s'en occuper certains mercredis.

 

et ainsi nous décharger un peu! ;-)

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 13:52

Je relaie une annonce parue dans le Bulletin du Bâtonnier de ce jour, qui me semble très important

 

Solidarité et confraternité

 En cabinet groupé, en sous-location ou quel que soit le mode d’exercice, si un confrère n’apparaît plus qu’épisodiquement, sans motif connu ou s’il vous semble qu’il rencontre un problème de santé, n’hésitez pas à en informer le service de l’Exercice professionnel ou le bâtonnier. Le confrère en difficulté est souvent freiné par la pudeur pour se confier aux autres.

La discrétion ou l’indifférence ne sont pas de mise et l’intervention d’un tiers, en la personne d’un délégué du bâtonnier, peut l’aider, épargner le désarroi de ses clients, voire éviter des sinistres.

C’est un devoir de secours.

Françoise Navarre, AMCO Responsable du service des Suppléances et de l’administration

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Published by Moms à la Barre - dans Divers
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 15:04

L'Association propose le jeudi 20 octobre, de 9h30 à 17h30 à la Maison du Barreau, une formation validée au titre de la FCO, sur le thème de "Je développe mon potentiel commercial".

 

Nous avons souhaité proposer une formation sur ce sujet car le développement commercial est le nerf de la guerre pour chaque avocat.

 

En effet, que l’on soit collaborateur, indépendant ou associé, notre portefeuille client constitue finalement notre valeur.

 

Alors, comment faire pour développer son portefeuille client et son potentiel commercial de façon plus générale ?

 

Comment trouver la juste mesure entre le fait de se vendre, sans déroger à ses valeurs ? Comment parvenir à exprimer ses qualités et sa valeur ajoutée pour vendre ses services et convaincre, sans avoir l’impression d’en faire trop ?

 

Aux difficultés et réticences traditionnelles s’ajoutent celles liées à la condition de femme et aux particularités de la situation de jeune maman.

 

Nous vous proposons donc une formation spécifique pour aider les avocates à apprendre à développer une posture de conseil qui soit aussi tournée vers l’action, la prospection, le business.

 

Objectif pour ces femmes : révéler plus pleinement tout leur potentiel et donner place à leur ambition, légitime, de réalisation d’elles-mêmes tant sur le plan professionnel que personnel.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le programme ci-joint.FORMATIONmomsàlabarre 201011 FORMATIONmomsàlabarre 201011 

 

Et si vous êtes intéressée, il suffit que me contacter pour vous inscrire, attention, le nombre de participantes est limité à 10!

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Published by Moms à la Barre - dans les réunions et RdV
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 09:12

En 1983, Madame Catherine LESAGE, jeune avocate maman (récemment élue Bâtonnier) a décidé, face à l'absence de structures d'accueil, de créer une crèche.

 

Accompagnée d'une consoeur, elle s'est adressée au Bâtonnier de l'époque pour solliciter la mise à disposition d'une partie de l'hôtel particulier récemment acquis pour la maison de l'avocat.

 

Le Bâtonnier ayant accordé le cabanon se trouvant au fond du jardin de l'hôtel particulier, la crèche a ainsi pu être créée.

 

Après avoir déménagé en 2008-2009, en même temps que la maison de l'avocat, elle est toujours en activité à ce jour et accueille 27 enfants dont 7 issus de parents non avocats.

 

Voici un exemple encourageant de ce qu'il est possible de faire.

 

Cependant, cela serait plus difficile à mettre en oeuvre à Paris au regard de la dissémination des foyers.

 

Madame Christiane FERAL-SCHUHL souhaite donc privilégier le partenariat avec des crèches privées.

 

Toutefois, cela n'est pas possible à ce jour, au regard de la législation fiscale en vigueur qui ne permet pas aux professions libérales de bénéficier des mêmes avantages que les salariés. De ce fait, le coût d'un berceau pour un couple d'avocats rend inenvisageable l'accès à une crèche privée.

 

Madame Christiane FERAL-SCHUHL tente de faire évoluer la législation fiscale pour supprimer cette inégalité et ainsi faciliter l'accès des parents avocats à des crèches privées.

 

Nous espérons obtenir une réponse à court terme et vous tiendrons informés.

 

 

 

 

 

 

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Published by Moms à la Barre - dans Garde d'enfant
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 10:41

Hier soir, en regardant le JT de TF1, j'ai été saisie par l'incohérence de deux reportages quasi successifs.

 

Le premier évoquait l'éventuelle suppression de l'avantage fiscal lié à l'emploi à domicile car il représenterait un coût de 6,6 milliards d'euros à l'Etat et ne profiterait qu'à 10% des ménages les plus riches, selon un rapport de l'Inspection des Finances.

 

Premier point d'agacement.

 

Alors que je vitupérais contre cette idée -au motif que, si le gouvernement (de quelque bord qu'il soit) souhaitait abroger l'avantage lié à la garde d'enfant que, à tout le moins, il ouvre suffisamment de crèches pour satisfaire aux nombreuses demandes des jeunes parents,- un autre reportage est venu exacerber mon exaspération.

 

Dans le reportage que je reproduis ci-après, Laurence Ferrari commence par rappeler le voeu pieux du candidat Nicolas Sarkozy de créer un droit opposable à la garde d'enfant sur le même principe que le droit opposable au logement.

 

Elle indique également que cette idée, vite abandonnée, a été remplacée par la promesse (et non le projet, notons la subtilité du terme) d'ouvrir 200 000 places de crèches d'ici l'an prochain.

 

Or, il est évident, au regard des impératifs d'austérité, que cette promesse ne pourra pas être tenue.

 

De plus, quand bien même le gouvernement arrivait à créer 200 000 berceaux supplémentaires, cela resterait insuffisant à répondre aux demandes des jeunes parents puisqu'il manquerait environ 300 000 places en crèches (sans compter les jeunes parents qui, avertis des difficultés, ne remplissent pas même de dossier de demande).

 

Ce constat, déjà amer, est accru par d'autres chiffres communiqués dans la suite du reportage.

 

Selon Monsieur Jean-Emmanuel Rodocanachi, directeur général de "Les petits chaperons rouges" crèche privée, le taux d'équipement de la France serait de 10%, soit 9 enfants sur 10 qui n'ont pas de place en crèche!

 

On en arrive donc à la situation ubuesque où certaines mères sont obligées de s'arrêter de travailler pour s'occuper de leur enfant, à l'instar de cette maman de jumeaux âgés d'un an qui se plaint du préjudice de carrière évident qui va en résulter pour elle!

 

Malgré cette situation accablante, il serait donc question de compliquer encore la question de la garde en supprimant l'avantage fiscal?!

 

Ce qui m'étonne grandement c'est que l'avantage lié à l'emploi de personnes à domicile ne profiterait qu'à 10% des ménages (les plus riches rappelons-le) alors que le taux d'équipement de la France serait de 10%.

 

Sans avoir fait math spé, il me semble qu'une certaine incohérence règne.

 

Et donc les femmes seraient tenues de soit consacrer l'intégralité de leur salaire à la garde de leur enfant (ce qui est parfois déjà le cas, même chez des consoeurs) ou de s'arrêter de travailler.

 

Or, et encore une fois sans être une grande économiste, il est évident que l'arrêt du travail des femmes représenterait un préjudice économique bien plus important que l'avantage tiré de la réduction fiscale pour l'emploi à domicile.

 

Messieurs, un peu de sérieux! et n'oubliez pas que (sans aucun sexisme) si vous avez l'esprit libre pour réfléchir à ce genre de mesures peu adaptées aux contingences matérielles du quotidien, c'est que vous vous en déchargez sur une tierce personne qui s'avère être bien souvent... une femme!

 

 

 

L'enquête du 20h - Trouver une place en crèche est toujours un casse-tête pour les parents. Comment s'organisent-ils ? Pourquoi la France souffre-t-elle d'un tel déficit de places en crèche ? Et surtout, quelles sont les solutions ?

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Published by Moms à la Barre - dans Les discriminations des avocates
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 22:37

Article intéressant et bien fait paru dans Le Monde.fr le 15 aout:

 

Alors que les vacances en famille se terminent et que la rentrée approche, quelques conseils pour trouver une baby-sitter. Les vacances en famille se terminent, et la rentrée approche. Une question taraude nombre de parents : comment trouver la personne qui emmènera les enfants à l'école, les reprendra le soir ou les gardera le mercredi ? Comment s'y prendre pour trouver une baby-sitter digne de confiance ? Quelques conseils.

 

QUAND FAUT-IL S'EN OCCUPER ?

"Il faut se dépêcher si vous voulez faire appel à une agence", assure Claire Lanneau, directrice du réseau Babychou Services. L'agence recrute en général une personne expérimentée, et la remplace, sous vingt-quatre heures au plus tard, lorsqu'elle s'absente. Revers de la médaille, il faut payer ce service : compter 800 euros par an chez Babychou.

 

RECRUTER SOI-MÊME

Vous pouvez déposer gratuitement une annonce sur le site Bebe-nounou.fr. Demandez des références et n'hésitez pas à appeler les parents concernés pour prendre des renseignements. Si vous cherchez des étudiantes, vous pouvez déposer une annonce gratuitement sur le site Letudiant.fr. Impossible, hélas, de déposer des offres sur les sites des universités, hormis celui de l'American University in Paris (Aup.edu). Attention, les étudiants ne connaîtront leurs emplois du temps qu'en septembre ou octobre.

 

QUI EST L'EMPLOYEUR ?

Rares sont les agences, comme Babychou Services, qui permettent aux parents de choisir. La plupart sont l'employeur. Cela revient plus cher, car il faut payer leurs frais de gestion... et leurs marges. Une famille avec un enfant de plus de 3 ans gagnant moins de 44 621 euros annuels paiera 1 615 euros brut pour vingt heures, si l'agence est l'employeur, et 1 243 euros brut seulement si elle s'occupe de tout.

 

LE CONTRAT DE TRAVAIL

L'emploi d'une baby-sitter relève de la convention collective nationale des salariés du particulier employeur. Le texte précise qu'il faut rédiger un contrat de travail et déclarer son salarié, faute de quoi l'on peut être poursuivi pour travail dissimulé. Il n'est pas nécessaire, toutefois, de déclarer un salarié qui ne travaille pas plus de huit heures par semaine, s'il est payé par le biais du chèque emploi service universel (CESU). Attention, le Cesu que distribuent les banques n'est pas compatible avec les aides de la Caisse d'allocations familiales (CAF). Si l'on a besoin de conseils, on peut adhérer à la Fédération des particuliers employeurs (Fepem.fr): 80 euros par an seulement, mais le téléphone est surtaxé.

 

LE SALAIRE

Le smic horaire est de 9 euros brut, et de 7,06 euros net selon l'Insee. Mais mieux vous la payez, plus vous aurez de chances de fidéliser une baby-sitter. Celle-là peut partir du jour au lendemain sans risque de sanctions, aucun employeur n'allant jamais au tribunal des prud'hommes pour si peu.

 

LES AIDES FINANCIÈRES

Déclarer sa baby-sitter permet de toucher des aides de la CAF (complément de libre choix du mode de garde de la prestation d'accueil du jeune enfant). La CAF prend en charge une partie de la rémunération et 50 % des cotisations sociales dans la limite de 419 euros par mois, jusqu'au 3e anniversaire de l'enfant, puis de 210 euros par mois. Déclarer sa baby-sitter permet aussi de bénéficier, l'année suivante, d'une réduction d'impôt égale à 50 % des dépenses, dans la limite toutefois de 12 000 euros.

 

AU PAIR

Il est trop tard pour trouver une jeune fille au pair. Les recrutements se font au mois d'avril. Mieux vaut s'adresser à une agence affiliée à l'Union française des agences au pair (Ufaap) bien qu'il faille compter environ 500 euros de frais de dossier. Elle s'occupera du recrutement de la jeune fille, mais aussi de son remplacement en cas de mésentente avec la famille. Une jeune fille au pair coûte environ 600 euros par mois. Il faut en effet la déclarer à l'Urssaf et payer des charges (environ 200 euros par mois) sur l'hébergement et la nourriture qu'on lui fournit. Il faut payer aussi son argent de poche (300 euros minimum), ses frais de transport jusqu'à ses cours et sa police d'assurance. En échange, elle peut assurer cinq heures de travail par jour, six jours par semaine, ainsi que deux soirées hebdomadaires de baby-sitting.

 

LE MONDE Rafaële Rivais REUTERS / PHILIPPE WOJAZER

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Published by Moms à la Barre - dans Garde d'enfant
1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 11:49

Malgré le précédent post sur les vacances, nous ne pouvions pas passer à côté d'une information intéressante.

 

Par sa loi n°2011-814 du 7 juillet dernier, le législateur autorise la salariée qui souhaite faire don de ses ovocytesà s'absenter pour subir les examens et les interventions nécessaires. L'employeur ne peut s'y opposer. Ces absences n'entraînent aucune diminution de la rémunération et sont assimilées à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés et de l'ancienneté

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Published by Moms à la Barre - dans Les avancées sociales
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 13:51

9

Le mois d'août frappe à la porte : il est donc temps de remiser la robe au placard pour quelques jours.

 

Nous vous souhaitons d'excellentes vacances et vous donnons rendez-vous à la rentrée.

 

PS: si cette illustration vous plait, vous en trouverez d'autres sur la page La Mom vintage  

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