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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 15:22

Avocates strasbourgeoises 

Les avocates strasbourgeoises. Parce que licenciées après leur congé mat’, elles ont décidé de briser l’omerta. Le 8 novembre, six avocates du barreau de Strasbourg ont lancé une pétition dénonçant « les discriminations liées à l’état de grossesse et à la maternité ». En quelques jours, elles ont récolté presque 200 signatures. Ces avocates ont été licenciées à leur retour de congé mat’. Un pratique qui se déroule dans le secret et qu’elles ont décidé aujourd’hui de « rendre publique pour faire évoluer les mentalités ». « La ligature des trompes est offerte. C’était la blague de coutume quand une nouvelle recrue arrivait au cabinet », témoigne Maître A.

 

 

 

Le 16 décembre 2010, Le Figaro a également publié un article sur ce sujet

"Dans une profession habituée à la discrétion, des voix s'élèvent pour dénoncer les trop fréquentes ruptures de contrats après un congé maternité. Une pratique facilitée par le statut de collaborateur libéral propre à tout jeune avocat. Explications."

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/09/01016-20101209ARTFIG00764-les-avocates-aussi-victimes-de-discrimination-a-la-grossesse.php

 

 

Le 12 janvier 2011, Le Parisien s'est joint au mouvement de contestation

http://www.leparisien.fr/strasbourg-67000/discrimination-envers-les-femmes-avocates-un-groupe-de-travail-a-strasbourg-12-01-2011-1224358.php

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Published by momsalabarre.over-blog.com - dans Les discriminations des avocates
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 13:00

Bienvenues à toutes,

 

Ce site est dédié à toutes les avocates jeunes mamans ou futures mamans qui rencontrent des difficultés dans l'exercice de la profession en raison de leur situation familiale.

 

En effet, beaucoup d'entre nous ont subi ou connaissent des consoeurs ayant subi des comportements inacceptables de la part de confrères employeurs au seul prétexte de leur grossesse ou état de maternité.

 

Ces comportements se manifestent :

 

- soit par une désapprobation ostensible à l'annonce de la grossesse conduisant le cabinet à licencier la collaboratrice enceinte immédiatement à l'annonce de sa grossesse ou dès le lendemain de son retour de congé maternité, voire en la poussant à la faute;

 

- soit et, plus insidieusement, en reprochant systématiquement et quotidiennement à la nouvelle maman ses horaires "restreints" (du type 9h-19h!) et dissimulant la vraie raison de son mécontentement sous de faux reproches sur le travail de la collaboratrice dont la qualité aurait subitement décru.

 

Nous en arrivons donc à devoir faire doublement la preuve de nos compétences et de notre investissement parce que nous sommes mamans ou futures mamans. Comme si, finalement, on devait s'excuser d'être des femmes...

 

Quels que soient ces reproches et comportements, l'objectif à peine dissimulé est de nous pousser au départ.

 

Une fois que ce constat est dressé, se pose la question de l'après.

 

Or, échaudées par cette expérience, et parfois par d'autres antérieures auprès de confrères peu scrupuleux dont les "spécialités" diffèrent selon les caractères, beaucoup de jeunes mamans optent alors pour l'installation.

 

En effet, l'installation offre l'avantage non négligeable de la flexibilité et de pouvoir répondre à "l'invitation" de la crèche à récupérer son enfant malade sans se ronger les ongles jusqu'au poignet.

 

Cependant, toutes les jeunes mamans n'ont pas les moyens de supporter le coût d'une installation.

 

Car évidemment, on connait toutes le cercle vicieux de la collaboration : on dédie tout notre temps aux dossiers du cabinet et lorsqu'on part, volontairement ou non, on se rend compte que nous n'avons pas suffisamment de dossiers pour subvenir aux besoins de la famille.

 

Et nous sommes donc contraintes de revenir en collaboration et de faire de nouveau la preuve de nos compétences et motivation.

 

Dans tous les cas, chacune d'entre nous, quel que soit son parcours ou sa situation, se trouve isolée.

 

C'est en échangeant avec des consoeurs que je suis arrivée à ce constat accablant et triste.

 

Alors qu'aujourd'hui plus de 60% des nouveaux avocats sont des femmes et donc amenées un jour à enfanter, nous devons être solidaires et rompre l'isolement dans lequel on nous a placées.

 

Mais c'est à nous et à nous seules qu'il appartient de mener notre barque et de saisir le gouvernail de nos vies, tel est le sens de l'association Moms à la Barre.

 

Moms à la Barre a donc un triple objectif:

- créer un réseau professionnel d'entraide tant pour les avocates avec un projet d'installation que pour les collaboratrices;

- créer un réseau d'entraide logistique pour partager nos bons plans et faciliter notre quotidien;

- à terme, créer un annuaire pour faciliter le choix d'un postulant ou d'un confrère exerçant dans un autre domaine d'activité.

 

Aidons-nous, aidez-vous!

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Published by Administrateur - dans les réunions et RdV