25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 18:07

Par sentence arbitrale rendue par le Conseil de l'Ordre de Paris rendue le 21 octobre 2004 confirmée par un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 5 décembre 2006, un cabinet a été condamné à verser les rétrocessions qu'il s'était abstenu de verser à sa collaboratrice à l'annonce par cette dernière de sa grossesse.

Nous remercions notre consœur Aurélie d'avoir pris le soin de nous transmettre cet arrêt qui peut être très utile à certaines d'entre nous.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 16:26

A été publiée au JORF du 31 mai 2014, la décision du 7 mai 2014 prise par le CNB modifiant l'article 14 de notre RIN sur le statut de l'avocat collaborateur.

Parmi les clauses relatives au statut de l'avocat collaborateur, quelques nouveautés sont à signaler dans la parentalité.

Nous vous reproduisons ci-après l'extrait relatif à la parentalité. L'ensemble du texte est consultable sur le site Légifrance

~~« 14.5. Parentalité de l'avocat collaborateur libéral. « 14.5.1. Périodes de suspension de l'exécution du contrat de collaboration libérale. « Maternité. « La collaboratrice libérale enceinte est en droit de suspendre l'exécution de sa collaboration pendant au moins seize semaines à l'occasion de l'accouchement, réparties selon son choix avant et après accouchement, avec un minimum de deux semaines avant la date prévue de l'accouchement et un minimum de dix semaines après l'accouchement, et sans confusion possible avec le congé pathologique. « En cas de naissances multiples, le congé maternité peut être porté à vingt semaines.

« Paternité. « Le collaborateur libéral est en droit de suspendre l'exécution de sa collaboration pendant onze jours consécutifs, durée portée à dix-huit jours consécutifs en cas de naissances multiples. Cette période de suspension débute dans les quatre mois suivant la naissance de l'enfant. « Il en avise celui avec lequel il collabore un mois avant le début de la suspension.

« Adoption. « Le collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale qui adopte un enfant est en droit de suspendre l'exécution de sa collaboration jusqu'à dix semaines, à l'occasion de l'arrivée de l'enfant. En cas d'adoption multiple, le congé d'adoption peut être porté à seize semaines. Cette période de suspension débute dans les quatre mois suivant l'arrivée au foyer de l'enfant. « Le collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale qui adopte un ou plusieurs enfants en avise celui avec lequel il collabore un mois avant le début de la suspension.

« 14.5.2. Indemnisation, rémunération et droit à congés rémunérés. « Maternité. « La collaboratrice libérale reçoit pendant la période de suspension de sa collaboration l'occasion de l'accouchement sa rétrocession d'honoraires habituelle, sous la seule déduction des indemnités perçues dans le cadre du régime d'assurance maladie des professions libérales ou dans le cadre des régimes de prévoyance collective du barreau ou individuelle obligatoire. « La période de suspension ouvre droit à repos rémunérés.

« Paternité. « Le collaborateur libéral reçoit pendant la période de suspension de sa collaboration à l'occasion de la paternité sa rétrocession d'honoraires habituelle, sous la seule déduction des indemnités journalières perçues dans le cadre du régime d'assurance maladie des professions libérales ou dans le cadre des régimes de prévoyance collective du barreau ou individuelle obligatoire. « La période de suspension ouvre droit à repos rémunérés.

« Adoption. « Le collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale adoptant reçoit pendant la période de suspension de sa collaboration sa rétrocession d'honoraires habituelle, sous la seule déduction des indemnités journalières perçues dans le cadre du régime d'assurance maladie des professions libérales ou dans le cadre des régimes de prévoyance collective du barreau ou individuelle obligatoire. « La période de suspension ouvre droit à repos rémunérés.

« 14.5.3. Rupture du contrat de collaboration libérale en cas de parentalité.

« Maternité. « A compter de la déclaration par la collaboratrice libérale de son état de grossesse, qui peut être faite par tout moyen, et jusqu'à l'expiration de la période de suspension de l'exécution du contrat à l'occasion de la maternité, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu par le cabinet, sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'état de grossesse ou à la maternité. « Sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'état de grossesse ou à la maternité, la rupture du contrat de collaboration est nulle de plein droit lorsque le cabinet est informé de la grossesse de la collaboratrice dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la rupture. La collaboratrice informe le cabinet en transmettant, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre et contresignée, un certificat médical justifiant de son état de grossesse. « Au retour de la collaboratrice de son congé maternité, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à la maternité. Dans ce cas, la rupture est notifiée par lettre dûment motivée.

« Paternité. « A compter de l'annonce par le collaborateur libéral de son intention de suspendre son contrat de collaboration après la naissance de l'enfant, qui peut être faite par tout moyen, et jusqu'à l'expiration de cette période de suspension, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu par le cabinet, sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à la paternité. « Sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à la paternité, la rupture du contrat de collaboration est nulle de plein droit lorsque le cabinet est informé de la paternité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la rupture. Le collaborateur informe le cabinet en transmettant, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en mains propres et contresignée, une attestation justifiant de la paternité. « Au retour du collaborateur de son congé paternité, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à la paternité. Dans ce cas, la rupture est notifiée par lettre dûment motivée.

« Adoption. « A compter de l'annonce par la collaboratrice ou le collaborateur libéral de son intention de suspendre sa collaboration à l'occasion de l'arrivée de l'enfant, qui peut être faite par tout moyen, et jusqu'à l'expiration de cette période de suspension, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu par le cabinet, sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'adoption. « Sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'adoption, la rupture du contrat de collaboration est nulle de plein droit lorsque le cabinet est informé de l'adoption dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la rupture. La collaboratrice ou le collaborateur informe le cabinet en transmettant, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre et contresignée, une attestation de l'organisme compétent justifiant de l'arrivée de l'enfant. « Au retour de la collaboratrice ou du collaborateur de son congé d'adoption, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'adoption. Dans ce cas, la rupture est notifiée par lettre dûment motivée.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 18:19

Une fois n'est pas coutume, nous recevons un témoignage démontrant que certains cabinets se comportent encore bien envers leur collaboratrice enceinte.

J'entends déjà certaines voix parisiennes soulever l'argument du cabinet de province. Mais, même à Paris, j'ai entendu et vu, des cabinets family friendly!

"J'ai découvert votre site pendant ma grossesse et je dois dire qu'il a clarifié certains des points qui m'interrogeaient et m’a beaucoup aidé.

Par contre je souhaite vous apporter mon témoignage pour montrer qu'une grossesse et un congé maternité peuvent bien se passer dans certains cabinets !

J'exerce dans un barreau de province comprenant environ 300 avocats. Je suis collaboratrice libérale au sein du même cabinet depuis ma prestation de serment en décembre 2010 et tout s'est toujours très bien passé avec les deux associés. J'avais un peu d'appréhension avant de leur annoncer ma grossesse, mais ils l'ont très bien pris et m’ont félicitée. J'ai pu faire tous mes examens médicaux sans aucune difficulté, mais je faisais tout de même en sorte de placer le maximum de RDV entre 12 et 14h ou après 18h. Ma grossesse s’est déroulée sans encombre et j’ai assuré des audiences jusqu’au bout.

Les associés ont néanmoins fait en sorte de réduire mes audiences et mes déplacements dans les derniers mois sans même que je le demande. Je me suis arrêtée 3 semaines avant le terme prévu et ma fille est arrivée avec un peu d’avance, à peine 10 jours après mon arrêt.

L’ensemble des membres du cabinet m’a félicité et offert des cadeaux, les associés compris.

Pendant mon congé je suis venue régulièrement au cabinet pour leur montrer mon enfant et faire quelques démarches administratives (reverser au cabinet mes indemnités RSI, ma compta, payer mes charges…) Je n’ai eu aucune réflexion sur mon absence ou sa durée. J’avais fait en sorte de partir en ayant bouclé le maximum de dossiers et j’avais fait le point avec chaque associé. J’ai continué à trier mes mails et je leur répercutais ceux concernant les dossiers du cabinet. Pour mes propres dossiers, un des collaborateurs a pris mes audiences et je les ai traité à distance avec l’aide de la secrétaire qui me gérait mon courrier.

A mon retour tout s’est bien passé et ils ne m’avaient pas préparé une montagne de dossiers sur mon bureau ! J’ai repris le rythme sans problème mais j’ai modifié mes horaires. Je viens un peu plus tôt pour partir à 18h15 chercher ma fille à la crèche. J’assure néanmoins les audiences qui peuvent durer en m’arrangeant avec le papa (j’ai la chance de ne pas être dans un cabinet pénaliste, donc le planning est connu relativement à l’avance). Pour l’instant je n’ai eu aucune réflexion particulière. Je n’ai pas l’impression que ma relation avec les associés ou les autres membres du cabinet ait changée et j’en suis ravie. Pour preuve que cela s’est bien passé : ma rétrocession a été augmentée pendant mon congé sans que je le sollicite. C’est vraiment très agréable de pouvoir mener de front et dans de bonnes conditions mon activité professionnelle et ma vie de famille. J’espère que le jour où mon mari et moi déciderons de faire le deuxième cela se passera aussi bien.

J’espère que ce témoignage pourra rassurer nos consœurs, il est possible dans certains cabinets de trouver un réel équilibre satisfaisant pour tout le monde."

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 20:26

Décidément, la période est malheureusement très fertile en témoignages plus édifiants les uns que les autres de discriminations.

 

 

 

Nous vous livrons en l'état.

 

 

 

 

je tenais à vous remercier d'avoir créé ce site internet qui est riche de renseignements sur les modalités à suivre pendant la grossesse et riche également de témoignages poignants sur les conditions de traitement des femmes enceintes ou post-accouchement dans les cabinets d'avocats.

 

Pour ma part, après 6 ans d'ancienneté, j'ai bien peur de sentir le vent tourner et je m'interroge sur mon avenir.

 

Je souhaiterai surtout apporter mon témoignage sur l'attitude récente de plusieurs associés et collaborateurs de mon cabinet depuis mon retour de congé maternité :

 

  • de la part d'un collaborateur, voici les réflexions entendues à plusieurs reprises (tellement "cliché" qu'elles sont d'autant plus aberrantes) que celui-ci tente de faire passer sur le ton de l'humour lorsque je pars chercher mon fils à 18h ou que j'ai pris 2 jours de congés car j'étais trop fatiguée …: "tu prends ton après-midi", "ah ba tiens, elle est encore là [il est 15h]" " ça t'a pas suffit 4 mois de congé mat que tu reprends des congés",

 

  • de la part d'une associée (femme sans enfant, sans mari, ayant consacré sa carrière à sa profession) : "X, elle doit maigrir" (lors d'une conf call avec un confrère qui me connait et me demandait de mes nouvelles) "Arrêtez de bouffer, X. mais arrêtez de bouffer !",

 

Et lorsque le confrère en ligne propose à l'associée, sur le ton de la plaisanterie, de me donner plusieurs semaines de congés pour que je puisse maigrir, l'associée répond "mais bien sur ! comme si j'allais lui donner 2 mois de congés, tu sais très bien ce que j'en pense".

 

J'ai alors mis le doigt sur ce qu'elle disait à demi-mot, sachant pertinemment qu'elle faisait référence au congé maternité que j'avais pris. Et là, j'ai entendu des propos comme "on accorde aujourd'hui un congé maternité qui vous font perdre le sens des réalités", "je suis d'accord que les femmes aient des enfants mais à condition qu'elles travaillent le soir, le samedi et le dimanche", "de mon temps ce n'était pas comme cela" , "je connais une consœur qui a perdu les eaux à 8 mois 1/2 en audience", "notre confrère Y, enceinte de jumeaux, a travaillé jusqu'au bout", etc.

 

J'ai tenté de lui faire comprendre que ce n'était pas en raisonnant ainsi qu'on ferait évoluer les mentalités, peine perdue devant autant d'agressivité.

 

 

Le lendemain, j'ai été convoquée par mon associé référence et le boss du cabinet pour faire un point sur "ma motivation"…

 

Ils n'ont pourtant rien à reprocher à ma facturation, de ce qu'ils m'ont dit. Je n'ai toutefois pas été assez courageuse pour leur parler du comportement de l'associée.

 

Mais j'ai expliqué mes conditions de travail :

  • on m'a mise dans un bureau à 2 dès mon retour alors que j'avais tjs eu un bureau seule et que je suis la plus ancienne : pour exemple, un jeune ayant prêté serment à son bureau seul…): on m'a dit que ce n'était pas une "rétrogradation" mais que c'était logique car le cabinet s'agrandissait, - mon co-bureau ne veut pas qu'on ferme la porte pour travailler alors que le secrétariat est juste derrière (manque de concentration),

 

  • mon bureau est face à celui de mon confrère de sorte qu'on a une vision directe sur le visage de l'autre quand on lève les yeux de la feuille (pas de possibilité de bouger les bureaux autrement),

 

  • des propos vexatoires sur mon retour de congé maternité,

 

  • l'absence de cohésion et d'esprit d'équipe dans le cabinet (aucune ambiance entre collaborateur, on a tous la tête dans le guidon et personne ne prend le temps de se parler), etc.

 

Nous devons refaire le point bientôt.

 

Je prévois le plan B …

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 17:54

Après le témoignage de J. déposé il y a un mois, voici un nouveau récit rapporté cette fois par M.

J'ai découvert votre blog pendant ma grossesse et ce dernier m'a fortement aidée pour toutes les démarches à effectuer, je tiens pour cela, dans un premier temps à vous en remercier.

Je lisais par ailleurs des témoignages postés par nos consœurs n'imaginant pas une seconde que cela pouvait m'arriver.

L'annonce de ma grossesse a plutôt été bien accueillie au sein du cabinet, j'ai pu sans difficultés m'absenter pour mes différents examens médicaux sans que cela me soit reproché tout en veillant par ailleurs à traiter tous les dossiers qui m’étaient confiés dans les délais.

J'ai travaillé au cabinet jusqu'au dernier jour possible. Je ne souhaitais pas que mon état puisse avoir une quelconque incidence sur l'activité du cabinet. Je suis, ainsi, partie en congé maternité 15 jours avant la date prévue de mon accouchement.

Mon dernier jour au cabinet a, toutefois, été particulièrement difficile. Alors que je tentais de préparer au mieux mon départ (point sur les dossiers, classement ...) afin que mon absence n'ait aucune incidence sur la continuité du cabinet, on m'a demandé de gérer plusieurs urgences. J'ai donc quitté le cabinet assez tard ce jour-là dans une indifférence totale et avec un sentiment d’inachevé. Mes associées sont, en effet, parties du cabinet sans un mot ni un au revoir pour moi.

Je n'ai pas compris cette attitude et j’ai été très affectée par cela. Les jours suivants je n'étais pas du tout sereine et je me suis mise à me poser beaucoup de questions, à angoisser pour mon retour alors que j'étais à peine partie du cabinet.

Cette situation a conduit à un accouchement dans des conditions particulièrement difficiles 4 jours après mon départ.

Ne souhaitant pas entrer dans un conflit, j'ai fait part de la naissance de mon enfant au cabinet. Si j'ai été félicitée dans un premier temps les mois qui ont suivi ont été douloureux, un silence soudain, source d'incompréhension et d'angoisses permanentes, s’est installé.

En effet, tous mes courriels (vœux, informations..) ainsi que le faire- part de naissance sont restés sans réponse, j'ai été complètement mise à l’écart sans aucune raison.

Le cabinet a organisé un goûter d'équipe, j'ai souhaité m'y rendre notamment pour présenter mon bébé, mais il m’a été indiqué que ce n'était pas le moment et que ma présence n'était pas la bienvenue. Pourquoi ? Je me pose encore la question ...

Il est à noter que ce ne sont pas les associées qui m'ont directement dit cela, les informations m’étaient communiquées par les autres membres de l’équipe.

J’ai néanmoins, quelques semaines après, proposé par courriel de venir au cabinet présenter mon enfant, on ne m'a jamais répondu.

Ce silence m'a énormément angoissée de sorte que je n'ai pas pu vivre sereinement mon congé maternité, tous les jours j'ai attendu un signe, un mot, quelque chose qui me permettrait de savoir ce qu'il en était, ce qui m'attendait mais rien.

Voyant le terme de mon congé maternité approché, j'ai de nouveau rédigé un courriel (15 jours avant ma reprise) afin de rappeler les dates de mon retour et organiser celui-ci, là encore aucune réponse jusqu'au jour où ... ... Quatre jours avant ma reprise un coup de téléphone, et l’une des associés m’annonce qu'il est mis un terme à mon contrat de collaboration. Les raisons sont incompréhensibles, il m’est indiqué que je serai la source d’une prétendue mauvaise ambiance au cabinet. Or, pendant mon absence plusieurs collaborateurs ont démissionné !!!

Le lendemain de cet appel je recevais mon AR aucune précision, aucun reproche formulé je suis simplement dispensée de faire mon préavis.

J'ai eu à cœur pendant toute ma grossesse de gérer mes dossiers sans que mon état puisse être une gêne pour le cabinet, je suis venue tous les jours et j'ai toujours répondu présente même jusqu’à des heures parfois indues.

Voilà le remerciement …

Quatre mois d’angoisses, presque trois années d’une mobilisation intense pour être remerciée en moins de 10 minutes sans motif réel et sérieux. Une décision injuste qui suscite en moi colère et tristesse à un moment de ma vie où je devrais être pleinement heureuse.

Ironie de l’histoire, le cabinet est spécialisé en droit social. ».

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 22:08

Nous avons sélectionné pour vous plusieurs appli Iphone relatives à la maternité (désolées pour celles étant sur Android...):

 

AVANT

Calendrier d'ovulation Ladytimer En entrant plusieurs données, ce calendrier vous permet de prédire votre période d'ovulation. Appli non testée mais les avis sont positifs. Même si, sur ce point, rien de tel que des vrais tests d'ovulation achetés en pharmacie ou en ligne. Gratuite

 

PENDANT

BabyCenter ma grossesse aujourd'hui Entrez la date estimée de votre accouchement ou calculez-la sur l'application, vous serez ensuite guidée et accompagnée au quotidien pendant ces neuf mois, avec des info au jour le jour, des photos du développement du bébé avec comparaison avec des fruits ou légumes pour évaluer la taille du bébé. Gratuite

 

Variantes également gratuites Ma grossesse Doctissimo ou Au féminin, rubrique mon bébé

 

My Baby's Beat est une application qui surveille le rythme cardiaque de votre bébé en utilisant le microphone de votre téléphone et un casque ordinaire. Il faut toutefois passer le téléphone en mode avion afin d'arrêter toutes les transmissions mobiles. N'oubliez pas cependant qu'il s'agit d'un gadget et que cette appli n'est nullement destinée à remplacer les conseils médicaux. 4,49 € 

 

Alimentation grossesse : je découvre cette appli, super pratique, vous n'avez qu'à rentrer le nom de l'un des 850 aliments et immédiatement vous savez s'il est autorisé ou non. 0,89 €  

 

Dans le même esprit, Grossesse médicaments mais, comme son nom l'indique, pour la compatibilité grossesse/ médicaments. Pas parfaite mais utile. Gratuite

 

Dico Prénoms vous aide à choisir une prénom pour votre futur enfant grâce à sa base de données qui contient plus de 10.000 prénoms masculins et féminins, d'origines différentes. 0,89 €

 

Le grand jour approche? Ma valise maternité vous simplifie le départ pour la maternité en élaborant préalablement votre valise, organisée sous forme de liste. 0,89 €

 

Contraction Monitor Free permet de rentrer la durée et l'espacement entre chaque contraction pour savoir si c'est le bon moment de vous rendre aux urgences. Il suffit de cliquer au début puis à la fin de chaque contraction, c'est donc simple d'utilisation et pratique lorsque vous devez gérer la douleur et essayer de penser à votre respiration. Très utile lorsque vous arrivez aux urgences avec plus tout votre tête à cause des contractions de travail (avis empirique!) Gratuite

 

Sculpt my pregnancy propose une série d'étirements et d'exercices mise au point par des kiné et entraîneurs sportifs pour augmenter la force, souplesse et équilibre de la femme enceinte. Les 3 étirements et 15 exercices mensuels sont prévus pour aider à diminuer les douleurs pelviennes, le mal de dos, réduire la constipation et les sensations de ballonnement, améliorer la posture du corps, afin de mieux dormir, gérer la douleur au travail puis après votre grossesse. Cette appli vous aide même à reprendre la forme après l'accouchement. 3,99 $

 

Bambinapp Une appli qui permet de créer rapidement un faire-part électronique 2,69 €

 

APRES 


Bébé connect : vous pouvez enregistrer ses repas, ses siestes, ses changements de couche, ses tétées, ses étapes importantes ou ses informations santé.

Plusieurs chronomètres permettent de facilement mesurer les durées de sommeil, d'alimentation ou de tout autre activité. Grâce à l'enregistrement des données, votre conjoint peut savoir, au milieu de la nuit, à quelle heure vous avez nourri le bébé :-)   

Vous pouvez enregistrer toutes les informations de santé (température, maladies, vaccins et médicaments) et suivre l'évolution des dimensions de votre bébé. 4,49€

 

Alerte fièvre : appli très pratique conçue par un médecin qui permet de savoir, après avoir entré la température, l'âge et le poids, s'il faut donner un médicament ou pas, la dose adaptée ou l'heure à laquelle il faut reprendre la température, appeler le médecin ou les urgences. Les données étant stockées, on peut ensuite les montrer au pédiatre 0,89 €

 

Babyphone deluxe une appli qui permet d'utiliser son iphone comme babyphone 2,69 €  

 

Variante Air Cam Live video lite permet de voir bébé à distance, sur son écran de téléphone, en mettant une webcam dans la chambre de bébé et, grâce à une connection wifi. Gratuite

 

 

N'hésitez pas à nous faire un retour sur ces appli ou d'autres utiles

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:31

Le 6 novembre dernier, à l'initiative de l'Association, de nombreuses avocates parisiennes recevaient une invitation à remplir un sondage de 25 questions sur l'impact de la maternité dans nos carrières d'avocates.

1002 d'entre vous nous ont fait le plaisir d'y répondre et de prendre le temps de nous faire part de commentaires.

Vous trouverez les résultats de l'enquête dans l'article publié dans la Gazette du Palais et dans Dalloz Avocats.

Dans quelques jours, seront retranscris certains témoignages très instructifs, mais surtout des propositions concrètes pour diminuer l'impact et améliorer la conciiation, véritable objectif de l'enquête.

Bonne lecture

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 18:22

Le 10 mars 2011 s'est tenue la première réunion de Moms à la Barre avec l'objectif de vous présenter l'association et ses actions mais également de recueillir vos attentes et envies.

 

Il est ressorti de cette réunion que vos demandes concernaient essentiellement les modes de garde, les relations avec les magistrats, la création d'un réseau ainsi que du lobbying auprès de l'Ordre des Avocats.

 

Depuis cette date, je me suis attachée à satisfaire vos attentes.

 

D'abord en alimentant le présent blog et en répondant à vos interrogations, par téléphone ou mail. Celles et ceux qui m'ont appelée ont certainement apprécié ma disponibilité. 

 

Egalement, en mettant en place des lieux de rencontre par des réunions ou des formations ("développer son potentiel commercial", "avocat et parent, c'est possible", "avocates, si vous osiez!", "avocat un jour, avocat... toujours?", "oser dire non"...).

 

En oeuvrant aux côtés de notre Bâtonnier actuel, Madame Christiane Féral-Schuhl, pour obtenir des places en crèches. Malheureusement, en dépit de nos nombreuses actions auprès du précédent gouvernement et de l'actuel, nous ne pouvons toujours pas bénéficier du crédit impôt famille, avantage sans lequel le coût d'un berceau s'avère prohibitif (plus cher qu'une garde simple). Nous avons alors envisagé des solutions alternatives en proposant aux avocats des tarifs négociés pour diverses prestations de garde d'enfant (sur http://www.praeferentia.com/ et de nouvelles offres à venir)

 

Pour que l'information contenue sur ce blog soit facilement accessible aux futurs et jeunes parents, j'ai rédigé l'onglet famille dans la rubrique Vie privée, vie professionnelle sur le nouveau site de l'Ordre des Avocats de Paris.

 

J'ai également relayé auprès de notre Bâtonnier les comportements abusifs de certains magistrats qui refusent de prendre en considération l'état de grossesse ou de maternité d'une avocate pour fixer une audience en dehors des périodes d'arrêt.

 

Ainsi que les difficultés rencontrées par les avocates exerçant à titre individuel en raison du différé des prestations maternité alors que les charges continuent de courir mensuellement.

 

Telles sont les actions que j'ai mené avec entrain et enthousiasme depuis 3 ans.

 

Toutefois, pour répondre à votre demande de lobbying auprès de l'Ordre et pour donner une portée plus grande à mes actions, il me faut à présent intégrer nos instances représentatives.

 

Et, il y a encore tellement de choses à faire pour améliorer nos conditions d'exercice. 

 

Je souhaiterais notamment étendre le bénéfice des conventions de mentoring que j'ai mis en place au sein de l'association Femmes & Droit, dont je suis membre du Conseil d'Administration, à l'ensemble du Barreau.

 

C'est donc avec l'envie de continuer à vous servir que je me présente aux prochaines élections du Conseil de l'Ordre des Avocats de Paris.

 

Pour que la campagne que je mène activement débouche sur un mandat, j'ai besoin de l'aide de chacun(e) d'entre vous. Parlez de l'association, de mon investissement dans la profession mais surtout

Votez et faites voter les 10 et 11 décembre prochains.

 

Merci infiniment par avance

 

Bien confraternellement vôtre

 

Valérie Duez-Ruff

(pour en savoir plus, blog de campagne http://duezruff.com/)

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 15:51

Pour la 6ème année consécutive, l'ACE organise la Journée des réseaux au féminin sous la présidence de Madame Bénédicte BURY.

 

Au programme, les résultats d'une enquête sur les associés puis une table ronde avec la présence des remarquables Mesdames Viviane de Beaufort, Brigitte Grésy, Dominique Attias et Gisèle Szczyglak, suivi du maintenant traditionnel café réseau.

 

A partir de 11h30, 4 ateliers auront lieu en même temps autour de l'affirmation.

 

En compagnie de Sabine Neuman que vous avez déjà pu apprécier pour certains d'entre vous à la formation "Avocat un jour, avocat... toujours?", nous animerons l'atelier "S'affirmer, c'est aussi savoir dire non!".

 

Nous espérons vous y voir nombreux. Il s'agira certainement du dernier évènement formation de l'année 2013.

 

Pour lire le programme complet et vous inscrire, cliquez sur le lien suivant 6ème Journée des réseaux au féminin

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 15:32

Sur les conseils de Sandrine Sarroche, ancienne avocate devenue humoriste de talent, j’ai lu pendant les vacances estivales, l’ouvrage de Sheryl Sandberg

« En avant toutes. Les femmes, le travail et le pouvoir » (titre original Lean In),

41cHE0S4rAL. SY445publié aux éditions JC Lattès, avec une préface de l'ancienne ministre et consœur Madame Christine Lagarde.

 

 

 

 

 

Le pitch du livre est plutôt accrocheur : 


« Œuvrer pour que plus de femmes accèdent au pouvoir, qu’elles bénéficient des mêmes opportunités que les hommes, qu’elles osent s’affirmer et assumer leurs choix : autant de défis que propose Sheryl Sandberg dans un livre percutant, plein d’énergie et d’humour, à partir de son expérience personnelle.

 

Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, figure parmi les cent personnalités les plus influentes au monde selon le Time. Véritable phénomène aux Etats-Unis, En avant toutes est traduit dans le monde entier ».

 

Et last but not least :

 

« Sheryl Sandberg s’engage à verser les bénéfices de ce livre à Lean In, une fondation à but non lucratif encourageant les femmes à réaliser leurs ambitions, ainsi qu’à d’autres organisations caritatives de soutien aux femmes. »

 

Je dois avouer que j’étais moyennement emballée par la perspective de lire cet ouvrage étant en général peu encline aux autobiographies genre personal branding  de certains.

 

Et pourtant !

 

Sans aller jusqu’à dire que le contenu est révolutionnaire et a changé ma vie, il présente au moins le mérite de conforter certains phénomènes que l’on pouvait deviner et constater que c’est parfois une réalité partagée par de nombreuses autres femmes.

 

Certains passages ont même été une révélation, à l’instar de celui traitant du sentiment d’imposture.

 

Il m’a dès lors semblé nécessaire de relayer le témoignage de Sheryl Sandberg, en espérant qu’il puisse servir à d’autres femmes.

 

Bien évidemment, le choix éditorial concernant les extraits suivants tient compte de la sensibilité du lecteur et chacun(e) en tirerait des leçons différentes.

 

Les extraits suivants n’ont donc pas une valeur exhaustive.

 

Au-delà du relai du témoignage de Sheryl Sandberg, il m’est apparu nécessaire de transmettre son action en participant à son initiative de Lean In.

 

Ainsi qu'elle l'écrit, nous sommes plus forts à plusieurs.

 

Le site internet Lean In est une source intéressante d'informations pour celles qui pratiquent couramment l'anglais.

 

Sur ce site, elle met à disposition des femmes qui souhaiteraient créer des cerclesune plateforme d'informations et de logistique.

 

L'idée de ces cercles est de créer un petit groupe qui se réunit de façon périodique afin d'apprendre et échanger ensemble car, selon elle, on est plus créatif, plus confiant et déterminé à accomplir des choses lorsqu'on est en groupe.

 

Cette initiative, conjuguée à mon intérêt pour créer du lien entre les confrères, m'a conduite à constituer un cercle.

 

J'ai alors choisi une situation que je connais bien pour la vivre, qui est celle des consœurs jeunes installées, et proposé un cercle à leur destination, appelé Paris in Law

 

L'objectif de ce cercle est de se retrouver pour un déjeuner mensuel afin de faire le point sur la situation de chacune, de voir les axes d'amélioration et de communication afin de permettre d'installer de façon pérenne notre activité.

 

Si vous connaissez des personnes intéressées pour rejoindre notre cercle, n'hésitez pas à leur transmettre l'information.


 

Sur ce, bonne lecture!

 

 

 

Le conjoint est le partenaire de notre vie: 

 

Je suis sincèrement convaincue qu’une femme ne prend pas de décision plus déterminante pour sa carrière que celle de se lier ou non à un partenaire à vie, outre le choix de celui-ci. Je ne connais pas une seule femme de pouvoir  font le compagnon ne soutienne pas pleinement –et je n’emploie pas cet adverbe à la légère- l’engagement professionnel. La règle ne souffre aucune exception. Contrairement à la conviction fort répandue que seules les célibataires parviennent au sommet, la majorité des femmes d’affaires à succès sont mariées. Sur les cinq cents P-DG des entreprises les plus cotées par le magazine Fortune, on dénombre vingt-huit femmes : vingt-six mariées, une divorcée et une célibataire. Un grand nombre d’entre elles ont affirmé qu’elles « n’auraient pas réussi sans le soutien de leur mari qui les a aidées à gérer les enfants et le quotidien, en se montrant prêt à les suivre où qu’elles aillent ».

 

Le présentéisme est contreproductif:

 

 

Les études les plus récentes concluent qu’un temps de travail allongé réduit la productivité. La professeure Leslie A. Perlow de l’école de commerce de Harvard a découvert qu’obliger les consultants du Boston Consulting Group à travailler moins les rendait plus efficaces.

 

 

L'écrasant fardeau du syndrome de l'imposteur:


Le penchant des personnes de talent à se laisser miner par le doute porte un nom : le syndrome de l’imposteur. Les hommes comme les femmes sont susceptibles d’en pâtir, encore qu’à un degré plus aigu pour celles-ci, ce qui tend d’ailleurs à les handicaper. (…)

Chez les femmes, le sentiment d’imposture est symptomatique d’un problème plus grave. Nous n’arrêtons pas de nous sous-estimer.

 

(…)

 

Demandez à une femme d’expliquer sa réussite : elle invoquera les facteurs externes, soulignant qu’elle s’en est bien tirée parce qu’elle a « travaillé très dur », qu’elle « a eu de la chance » ou « bénéficié d’une aide extérieure ». Les hommes ne réagissent pas non plus comme les femmes quand il s’agit de justifier un échec. Un homme l’expliquera plus volontiers par le fait qu’il n’a « pas assez travaillé » ou que « la matière ne l’intéressait pas ». Une femme qui échoue, en revanche, a plus tendance à se considérer comme une incapable.  Quand un homme et une femme essuient tous deux une critique, l’assurance et l’estime de soi de la femme chutent plus dramatiquement.

 

(…)

 

Nous connaissons tous des gens très sûrs d’eux qui n’ont pourtant aucune raison de l’être. Nous connaissons tous aussi des gens qui pourraient faire mieux, si seulement ils avaient foi en eux-mêmes. Le manque d’assurance a tôt fait de se changer en prophétie autoréalisatrice. (…) j’ai découvert une tactique efficace pour pallier un manque d’assurance : feindre qu’on en possède plus qu’en réalité (…)

 

Les conclusions des chercheurs vont dans le même sens. Une étude a montré que ceux qui adoptent, pendant deux minutes à peine, une posture dénotant le pouvoir (en prenant tout la place pour étendre leurs jambes par exemple), voient augmenter leur niveau de testostérone et diminuer le taux d’hormones du stress (cortisol). Ils se sentent alors plus puissants, plus maîtres de la situation et prennent plus volontiers des risques. Une simple modification de leur manière de se tenir a provoqué en eux un changement d’attitude mentale.

 

Je ne conseille à personne de basculer dans l’arrogance ou la vantardise. Ce sont des traits de caractère que nul n’apprécie, ni chez les hommes ni chez les femmes. Malgré tout, on ne peut pas saisir d’opportunités si l’on ne sent pas sûr de soi –ou du moins, si on ne le prétend pas. J’enfonce une porte ouverte, mais on nous offre rarement des opportunités sur un plateau ; c’est à nous de les saisir. (…) les hommes cherchaient en outre plus activement des occasions de promotion (…) Impatients de progresser, ils étaient convaincus de pouvoir faire mieux. Et ils avaient souvent raison (…) les femmes de mon équipe se montraient quant à elles plus méfiantes au moment d’assumer de nouvelles fonctions ou de relever des défis. Je me suis souvent surprise à chercher à les convaincre de travailler dans de nouvelles branches. Un nombre incalculable de femmes ont répondu à mes encouragements : « je ne suis pas certaine d’être douée pour ça »,  ou : « ça paraît tentant mais je n’ai rien fait de tel » ou encore : »il me reste beaucoup à apprendre à mon poste actuel ». J’ai rarement, voire jamais entendu ce genre de réflexions dans la bouche d’un homme.

 

Vu la vitesse à laquelle évolue le monde aujourd’hui, saisir des opportunités se révèle plus déterminant que jamais.

 

( …)

 

Le Huffington Post a demandé à Padmasree Warrior, directrice de la technologie chez Cisco : « Quelle est la principale leçon que vous ayez tirée d’une erreur passée ? ». Elle a répondu : « J’ai refusé de nombreuses opportunités à mes débuts, parce que je me disais : « je n’ai pas de diplôme dans cette branche »ou  «je ne connais pas ce secteur ». Avec le recul, je me rends compte que c’est la capacité à vite apprendre et à se rendre utile qui importe le plus. Ce que je répète aujourd’hui, c’est que, quand on cherche un projet phare dans lequel se lancer, on n’en trouve aucune qui nous corresponde parfaitement. Il faut saisir les occasions qui se présentent   et s’arranger pour qu’elles nous conviennent plutôt que l’inverse. La capacité à apprendre est la qualité la plus essentielle d’un meneur d’hommes.

 

(…)

 

Je suis convaincue que nous devrions tous –hommes autant que femmes- remercier à la fois le destin et ceux qui nous ont tendu la main. Nul ne peut rien accomplir seul.

Je sais aussi que pour continuer à progresser et me lancer des défis, je dois croire en mes capacités. Il m’arrive encore d’affronter des situations dont je crains qu’elles me dépassent. Il y a encore des jours où m’envahit un sentiment d’imposture. Et il arrive encore que l’on me coupe la parole ou m’ignore, à la différence des hommes à côté de moi. Seulement, maintenant, je sais qu’il faut que j’inspire un grand coup

Le succès et la popularité sont positivement corrélés chez les homme mais pas chez les femmes. Quand un homme réussit ce qu’il entreprend, on ne l’en apprécie que plus. Quand une femme a du succès, en revanche, on observe la réaction inverse.

 

L’exemple type d’Heidi et Howard ou les attentes en fonction du genre:

 

Nous jugeons les gens en fonction d’idées reçues (sur leur sexe, leur type ethnique, leur nationalité ou encore leur âge). Typiquement, un homme doit subvenir aux besoins des siens, prendre des décisions et savoir où il va. Une femme, en revanche, doit s’occuper de ses proches, faire preuve d’empathie et se soucier de l’intérêt de la communauté. Comme notre archétype des femmes se forme par opposition à celui des hommes, la réussite professionnelle et les traits de caractère qui s’y rattachent se retrouvent associés aux hommes. En se concentrant sur sa carrière et en cherchant délibérément à s’assurer un maximum de pouvoir, Heidi est allée à l’encontre de ce que nous attendons d’une femme. En se comportant de la même façon, Howard, à l’inverse, a rempli nos attentes. Le résultat ? C’est qu’on l’apprécie lui, alors qu’elle, pas du tout.

 

Je tiens ce préjugé pour la cause fondamentale du maintien en retrait des femmes. Et il explique aussi pourquoi elles sont si nombreuses à rester volontairement en retrait. La réussite professionnelle d’un homme l’entraine dans un cercle vertueux qui le conforte dans sa volonté d’aller de l’avant à chaque étape de sa carrière. Les femmes qui réussissent, même quand ce qu’elles ont accompli leur vaut de la reconnaissance, sont souvent mal vues. Et de citer l’exemple de femmes politiques affublées de surnoms péjoratifs

 

 J’ai vu cette dynamique se répéter à n’en plus finir. Quand une femme excelle à son poste, ses collègues des deux sexes estiment typiquement qu’elle s’en sort très bien « mais n’est pas tellement appréciée ». Sans doute se montre-t-elle « trop agressive », « elle manque d’esprit d’équipe », « elle est avide de pouvoir », « on ne peut pas se fier à elle », « elle crée des difficultés ». C’est en tous cas ce qu’on a dit de moi et d’à peu près toutes les femmes assumant de hautes responsabilités que j’ai connues. (…)

 

Une femme dès lors qu’elle est compétente, ne paraît plus assez aimable. Or une femme aimable passe forcément pour plus aimable que compétente. Vu que les employeurs souhaitent des employés à la fois aimables et compétents, les femmes ont du souci à se faire. Une attitude typiquement féminine les empêche de saisir les mêmes opportunités que les hommes.  D’un autre côté, rompre avec les attentes de la société en saisissant les opportunités qui se présentent les amène à passer pour des égoïstes ne méritant pas de s’en sortir.

 

(…)

 

La plupart des gens aspire à ce qu’on les apprécie –et pas seulement parce qu’ils en retirent un sentiment agréable. Etre apprécié constitue un facteur clé de la réussite à la fois professionnelle et personnelle. (…) Prendre la mesure de sa réussite est indispensable à qui souhaite aller encore plus loin. Les promotions ne reviennent qu’à ceux qui ont la réputation de contribuer aux bons résultats de l’entreprise. Les hommes peuvent sans problème revendiquer ce qu’ils ont accompli, tant qu’ils ne tombent pas dans le travers de l’arrogance. La même attitude, chez une femme, entraîne en revanche un coût social et professionnel.  (…) Quelqu’un qu’un homme a aidé se considérera comme son obligé. Il y aura de fortes chances qu’il lui renvoie l’ascenseur. Une femme qui donne un coup de main suscite en revanche un sentiment de reconnaissance moindre. C’est dans sa nature de se montrer solidaire, non ? (…)

 

Plus frustrant encore : une femme qui refuse de donner un coup de main a droit à des évaluations et des gratifications revues à la baisse. Qu’en est-il d’un homme qui refuse son aide ? Il s’en tire sans conséquence.

 

A cause de ces attentes injustes, les femmes se retrouvent dans une situation intenable où, quoi qu’elles fassent, elles sont fichues. La remarque vaut d’autant plus en ce qui concerne la négociation des salaires, titres et autres avantages. En général, les hommes négocient plus que les femmes… 57% des hommes contre 7% des femmes seulement avait tenté de négocier une meilleure offre. »

 

 

 

Enfin, pour terminer deux idées complémentaires qui me plaisent:

 

 

« On ne peut affirmer son autorité qu’à condition de se montrer tel que l’on est, avec ses défauts»« un dirigeant doit privilégier la sincérité à la perfection». Cela suppose d'être parfois un peu plus indulgentes avec nous-mêmes et, comme le dit une consoeur et amie Véronique, de s'autoriser le droit à l'erreur.

 

On a le droit de n'être ni une businesswoman acharnée ni une femme au foyer mais simplement un « parent qui adore son métier».

 

 

En espérant que ces quelques lignes vous auront apporté du réconfort ou une piste de réflexion.

 

Valérie Duez-Ruff

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Published by Moms à la Barre - dans Divers
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