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Témoignage de R

 

R, avocate depuis 2 ans au sein du même Cabinet (petite structure), a constaté un changement d'attitude dès l'annonce de sa grossesse. Elle a toutefois fait abstraction de certains comportements et a poursuivi normalement son activité jusqu'au début de son congé maternité.

 

Lors de son congé, les courriers à son attention nominative qui lui étaient adressés par le Cabinet étaient systématiquement ouverts.

 

Dès le lendemain de son retour de congé maternité, le Cabinet a mis fin à la collaboration.

Puis, visiblement pressé de se débarasser de la collaboratrice, il s'est saisi de motifs professionnels fallacieux pour rompre le préavis de façon anticipée, faisant ainsi l'économie de la moitié du préavis dû à la collaboratrice.

 

R a saisi le Bâtonnier et a finalement transigé.

 

 

Témoignage de L

 

L, collaboratrice au sein d'une structure anglo-saxonne, donnait entière satisfaction à ses "patrons" depuis plusieurs années. La qualité de son travail et son investissement étaient salués et reconnus, à tel point que l'association était même envisagée.

Cette phase ascendante s'est pourtant arrêtée net le jour de l'annonce de sa grossesse.

 

Ainsi, à son retour de congé maternité, L était "mise au placard", par l'attribution de dossiers soudainement insignifiants au regard des affaires qui lui étaient précédemment confiées.

 

Dans ces conditions, L n'a pas eu d'autre choix que de rompre sa collaboration.

 

Aujourd'hui amère et déçue, L est devenue juriste pour éviter de revivre cette situation en cas de nouvelle grossesse.

 

 

Témoignage de V  

   

V, collaboratrice dans un petit Cabinet intégré en 2008, a appris sa grossesse plusieurs mois après son embauche et en a immédiatement informé le cabinet.

 

Son patron lui a expliqué que cela ne changeait rien pour lui et l’a donc chargée d’assurer les audiences prud’homales, jusqu’à cinq par semaine.

 

Evidemment, à ce rythme, V a été arrêtée par son médecin avec interdiction de déplacements.

 

Toutefois, pour ne pas pénaliser l’activité du Cabinet, V a travaillé depuis son domicile.

 

Pendant son absence, le Cabinet a recruté un jeune confrère, disposant d’une ancienneté de 5 mois de Barreau et pourtant payé … 300 euros de plus que V !

 

Lorsque V a osé exprimer le sentiment d’injustice qu’elle en éprouvait, le Cabinet lui a répondu très froidement qu’elle ne pouvait pas prétendre à une rétrocession d'honoraires plus importante puisque, étant enceinte, elle ne pouvait plus se déplacer comme avant…

 

Pour couper court à toute inégalité ou injustice, le Cabinet a eu la « délicatesse » de lui signifier la rupture de la collaboration, dès même le jour de son retour de congé maternité! Ne pouvant ouvertement invoquer sa situation de famille, surtout pour un Cabinet exerçant en droit du travail ( !), ses compétences professionnelles ont alors été mises en cause et le Cabinet n’a pas craint de prétendre à la fois qu’elle ne s'investissais pas suffisamment sur les dossiers et que, en même temps et paradoxalement, elle fignolait trop les dossiers alors qu'ils avaient finalement besoin de quelqu'un qui fasse de "l'abattage". Comprenne qui pourra !

 

Désemparée, V a essayé de trouver de l’aide auprès du Conseil de l’Ordre et de l’UJA mais a vite été découragée par les réponses obtenues et n’a donc pas saisi le Bâtonnier.

 

Peut-être que si cette expérience avait eu lieu aujourd’hui, elle aurait osé aller au bout de sa démarche. C’est d’ailleurs pour éviter que le corporatisme écrasant fasse taire les inégalités que cette association a été créée.

 

V s’est donc installée et, après les difficultés des premiers mois, parvient à trouver son équilibre.

 

Le Cabinet a, quant à lui, réglé le « problème » puisqu’il ne recrute plus que des hommes !

 

 

Témoignage de M 

   

M, collaboratrice dans un petit cabinet, a contacté l'association un dimanche soir après avoir reçu quelques instants plus tôt un mail de rupture alors que son congé maternité s'achevait le surlendemain.

 

 

Témoignage de S 

   

S, collaboratrice dans un cabinet de taille moyenne mais réputé, s'est vue notifier la rupture de sa collaboration ... 5 secondes après l'annonce de sa grossesse par l'un des associés du Cabinet!!

 Face à la réaction légitime de révolte de S, l'associé n'a pas hésité à lui répondre que c'était en réalité un service qu'il lui rendait pour lui permettre de se dédier à sa nouvelle situation familiale!!

 

 

 Dans ces deux derniers témoignages, les consoeurs, comme beaucoup d'avocats craignant les représailles, n'osent pas saisir l'Ordre.

 

Or, malheureusement, peu d'actions nous sont ouvertes à ce jour :

- saisir l'Ordre avec les représailles qui peuvent en suivre (invention d'une faute grave pour mettre fin au préavis, dénigrement auprès de potentiels patrons) ou

- accepter la situation.

 

Il existe également une option intermédiaire qui consiste en une prise de contact de l'association au patron indélicat mais avec les mêmes risques que dans le cadre de la saisine.

 

 J'ai bien conscience qu'en l'état, ces propositions ne sont pas satisfaisantes mais dans la mesure où il est difficile de trouver des personnes qui acceptent de saisir l'Ordre (leur motivation est parfaitement compréhensible et légitime), le recensement des cas litigieux de grossesse ne peut pas s'imposer de façon incontournable à nos instances.



Toutefois, il est à noter que les langues se délient progressivement, ce qui est porteur d'espoir pour la suite.

 

 

Témoignage de F 

  

F, collaboratrice, est tombée enceinte en 2007 quelques mois après son embauche, ce qui n’a évidemment pas plu à son Cabinet, ce d’autant que, en raison d’un risque d'accouchement prématuré, elle a été arrêtée par son médecin.

 

Cependant, par conscience professionnelle, F a assuré la poursuite des dossiers du cabinet depuis chez elle jusqu'à la naissance, une semaine après son retour de la maternité, et durant tout le congé post naissance.

 

S'agissant de la qualité de son travail, les associés ne se sont jamais plaints et elle a même été félicitée de sa facturation malgré un enfant en bas âge...

 

En 2010, F a annoncé sa deuxième grossesse.

Cette fois les relations se sont fortement dégradées, le Cabinet n'hésitant à lui reprocher d'avoir un deuxième enfant "aussi rapidement".

 

Avant son départ en congé maternité, le Cabinet a fortement insisté pour qu’elle prenne en charge financièrement une partie de son congé maternité, à savoir un mois de rétrocession sous la forme de congés payés plus congés sans solde !!!

 

Ce qu’elle a finalement consenti à faire, avec l’espoir de voir leurs relations se pacifier.

 

Cela ne l’a pas empêchée de continuer à travailler pour le Cabinet durant tout son congé maternité pré et post naissance.

 

En mai 2010, soit moins de deux mois après son retour de congé maternité, un associé du Cabinet lui a clairement indiqué que ses "obligations familiales" (départ du Cabinet à 18h30) devenaient un problème pour le Cabinet puisqu’elles ne me permettaient pas de facturer autant qu'un collaborateur homme ou femme sans enfant, alors même qu’elle facturait 6h par jour au minimum !!

 

En outre, l'ensemble de ses dossiers les plus intéressants a été confié à un autre collaborateur et F se trouvait ainsi mise au placard.

 

3 mois pile après le retour de congé maternité, le Cabinet a notifié à F la rupture de la collaboration.

 

Dès lors, l'atmosphère n'a cessé de se dégrader : les associés ont exigé de connaître son emploi du temps, ses RDV et lui ont même tenus des propos odieux sur ses grossesses soit disant « répétées».

 

Quelques jours plus tard, le Cabinet se dispensait de lui payer la fin de son préavis en lui notifiant la rupture unilatérale anticipée par une lettre de plusieurs pages lui reprochant notamment … ses grossesses, ses absences dues à ses congés maternité et sa "fatigue intellectuelle" liée à son état de grossesse !!!

 

F a saisi le Bâtonnier qui a jugé que la rupture du préavis n’était pas justifiée par une faute grave mais qui n’a toutefois pas retenu de discrimination au motif que s'il cela avait été réellement le cas, on aurait attendu d'une avocate qu'elle agisse avant (!).

 

F est décidée à faire valoir ses droits et a interjeté appel de cette décision.

 

Quant à lui, le Cabinet a pris de mesures pour mettre fin à ce genre de difficultés puisqu’il ne recrute plus que des hommes !

 

 

Témoignage de K.

 

 

« Collaboratrice libérale depuis 3 ans dans un cabinet du Sud de la France (et avocate depuis 7 ans), j'ai eu la très mauvaise idée d'annoncer verbalement ma grossesse à l'un des 6 associés de ce cabinet, sans l'envoi d'un LRAR.
Au moment de cette annonce verbale, cet associé a explosé de colère et m'a indiqué qu'il était inadmissible que les femmes enceintes profitent du système en faisant payer leur congé maternité par les cabinets d'avocat, que j'étais égoïste et désinvolte, que j'aurais dû ne pas avoir de 2ème enfant (sic!), etc... Ce speech a duré 10 minutes.

Le lendemain (et sans un mot préalable), un LRAR partait à mon attention, me faisant part de la rupture immédiate (sans préavis donc...) du contrat de collaboration pour fautes professionnelles graves (toutes plus irréalistes les unes que les autres)...

J'ai saisi mon bâtonnier immédiatement, qui lui a indiqué que je ne pouvais être virée du jour au lendemain pour un pesudo motif de "baisse du chiffre d'affaires" du cabinet, ou pour "horaires très allégés" (départ à 18H50, sans pause déjeuner le midi...). La question de la grossesse (seul vrai motif de cette rupture) a été éludée, car je ne pouvais prouver l'annonce de ma grossesse faite verbalement...

Visiblement, la seule chose que je puisse espère est que ce cabinet me permette de revenir travailler le temps de mon préavis... quelle réparation!
C'est un peu comme si une femme se faisait battre et jeter dehors par son mari; que celle-ci saisissait la justice et que le jugement soit le suivant : "Madame, votre mari n'avait ni le droit de vous battre, ni de vous chasser de votre domicile sans préavis. Pour cela, nous vous permettons de retourner vivre avec votre mari, pendant 3 mois, histoire de vous permettre de retrouver un autre logement : HOURRA!"

Depuis, je suis un peu comme en état de choc.
Je ne pourrai jamais retrouver de collaboration enceinte; mes charges (1.200 euros) continuent à courir; et moi, je suis démolie, et incapable de me remettre dans un dossier pour facturer a minima un dossier personnel et limiter les dégâts financiers... 
»

 

 

 

 

Merci à K. de bien avoir voulu apporter son témoignage et qui nous rappelle de ne pas pécher par excès de confiance et de formaliser l’annonce de la grossesse par écrit, même si ce n’est pas par LRAR.

 

Témoignage de J.

 

 

 

"Exerçant depuis 4 ans au sein du même Cabinet, j'ai fait connaître mon état de grossesse.
Le Cabinet m'a naturellement félicitée.
Toutefois, et en dépit de cet état, aucune réorganisation de la répartition des audiences au sein de l'équipe n'a été mise en place, laissant, ainsi, à ma charge pas moins de trois audiences par jour à des distances loin d'être raisonnables pendant les premiers mois d'été.
Résultats : à la première visite médicale : arrêt de 15 jours pour épuisement professionnel!
Heureusement, les vacances judiciaires sont arrivées vite me permettant ainsi de souffler un peu. 
 
Mais en septembre.... c'était reparti!
 
Mon médecin m'a donc de nouveau arrêté.
Mais cette fois-ci pendant 30 jours consécutifs pour "Etat pathologique résultant de la grossesse"
En annonçant cet arrêt à mon Cabinet, il m'a été proposé de faire du télétravail... Je suis restée sans voix.
Le Cabinet n'a eu, alors, de cesse de me contacter par téléphone pour diverses questions totalement banales, tout en insistant sur la mise en place d'un télétravail!... tout ceci naturellement durant mon arrêt pathologique!
Bref...
 
Vient, ensuite, le congé maternité.
Afin que mon Cabinet ne soit pas trop impacté financièrement par cette situation, j'avais pris soin d'adhérer au contrat AON HEWITT "chance maternité"
Enfin, quelques mois de sérénité!
 
L'accouchement fût difficile.
Annonce de la naissance aux proches et naturellement au Cabinet, un peu tardivement,tant j'ai eu du mal à me remettre physiquement de l'accouchement.
Les félicitations pleuvent.
Tellement épuisée, mon médecin m'arrête de nouveau. J'en informe le Cabinet.
 
Le courroux de l'associé pour lequel je travaille n'a pas tardé.
Quelques jours plus tard, je reçois la notification de la rupture de mon contrat!
 
Mon seul tort avoir eu une santé fragile durant ma grossesse.
Cette unique circonstance a eu pour effet d'effacer totalement nos 4 belles années de collaboration durant lesquelles j'ai été si dévouée.

Une intempérie de 5 mois aura donc eu raison de notre collaboration." 

 

 

Témoignage de M.

 

J'ai découvert votre blog pendant ma grossesse et ce dernier m'a fortement aidée pour toutes les démarches à effectuer, je tiens pour cela, dans un premier temps à vous en remercier.

 

Je lisais par ailleurs des témoignages postés par nos consœurs n'imaginant pas une seconde que cela pouvait m'arriver.

 

L'annonce de ma grossesse a plutôt été bien accueillie au sein du cabinet, j'ai pu sans difficultés m'absenter pour mes différents examens médicaux sans que cela me soit reproché tout en veillant par ailleurs à traiter tous les dossiers qui m’étaient confiés dans les délais.

J'ai travaillé au cabinet jusqu'au dernier jour possible. Je ne souhaitais pas que mon état puisse avoir une quelconque incidence sur l'activité du cabinet. Je suis, ainsi, partie en congé maternité 15 jours avant la date prévue de mon accouchement.

 

Mon dernier jour au cabinet a, toutefois, été particulièrement difficile. Alors que je tentais de préparer au mieux mon départ (point sur les dossiers, classement ...) afin que mon absence n'ait aucune incidence sur la continuité du cabinet, on m'a demandé de gérer plusieurs urgences. J'ai donc quitté le cabinet assez tard ce jour-là dans une indifférence totale et avec un sentiment d’inachevé. Mes associées sont, en effet, parties du cabinet sans un mot ni un au revoir pour moi.

Je n'ai pas compris cette attitude et j’ai été très affectée par cela. Les jours suivants  je n'étais pas du tout sereine et je me suis mise à me poser beaucoup de questions, à angoisser pour mon retour alors que j'étais à peine partie du cabinet.

 

Cette situation a conduit à un accouchement dans des conditions particulièrement difficiles 4 jours après mon départ.

 

Ne souhaitant pas entrer dans un conflit, j'ai fait part de la naissance de mon enfant au cabinet. Si j'ai été félicitée dans un premier temps les mois qui ont suivi ont été douloureux, un silence soudain, source d'incompréhension et d'angoisses permanentes, s’est installé.

 

En effet, tous mes courriels (vœux, informations..) ainsi que le faire- part de naissance sont restés sans réponse, j'ai été complètement mise à l’écart sans aucune raison.

Le cabinet a organisé un goûter d'équipe, j'ai souhaité m'y rendre notamment pour présenter mon bébé, mais il m’a été indiqué que ce n'était pas le moment et que ma présence n'était pas la bienvenue. Pourquoi ? Je me pose encore la question ...

Il est à noter que ce ne sont pas les associées qui m'ont directement dit cela, les informations m’étaient communiquées par les autres membres de l’équipe.

J’ai néanmoins, quelques semaines après, proposé par courriel de venir au cabinet présenter mon enfant, on ne m'a jamais répondu.

 

Ce silence m'a énormément angoissée de sorte que je n'ai pas pu vivre sereinement mon congé maternité, tous les jours j'ai attendu un signe, un mot, quelque chose qui me permettrait de savoir ce qu'il en était, ce qui m'attendait mais rien.

Voyant le terme de mon congé maternité approché, j'ai de nouveau rédigé un courriel (15 jours avant ma reprise) afin de rappeler les dates de mon retour et organiser celui-ci, là encore aucune réponse jusqu'au jour où ... ... Quatre jours avant ma reprise un coup de téléphone, et l’une des associés m’annonce qu'il est mis un terme à mon contrat de collaboration. Les raisons sont  incompréhensibles, il m’est indiqué que je serai la source d’une prétendue mauvaise ambiance au cabinet. Or, pendant mon absence plusieurs collaborateurs ont démissionné !!!

 

Le lendemain de cet appel je recevais mon AR aucune précision, aucun reproche formulé je suis simplement dispensée de faire mon préavis.

 

J'ai eu à cœur pendant toute ma grossesse de gérer mes dossiers sans que mon état puisse être une gêne  pour le cabinet, je suis venue tous les jours et j'ai toujours répondu présente même jusqu’à des heures parfois indues. 

 

Voilà le remerciement …

 

Quatre mois d’angoisses, presque trois années d’une mobilisation intense pour être remerciée en moins de 10 minutes sans motif réel et sérieux. Une  décision injuste qui suscite en moi colère et tristesse à un moment de ma vie où je devrais être pleinement heureuse.  

 

Ironie de l’histoire, le cabinet est spécialisé en droit social. ».

 

 

Témoignage de S; collaboratrice depuis 6 ans 1/2 dans son cabinet

 

"je tenais à vous remercier d'avoir créé ce site internet qui est riche de renseignements sur les modalités à suivre pendant la grossesse et riche également de témoignages poignants sur les conditions de traitement des femmes enceintes ou post-accouchement dans les cabinets d'avocats.

 

Pour ma part, après 6 ans d'ancienneté, j'ai bien peur de sentir le vent tourner et je m'interroge sur mon avenir.

 

Je souhaiterai surtout apporter mon témoignage sur l'attitude récente de plusieurs associés et collaborateurs de mon cabinet depuis mon retour de congé maternité :

 

  • de la part d'un collaborateur, voici les réflexions entendues à plusieurs reprises (tellement "cliché" qu'elles sont d'autant plus aberrantes) que celui-ci tente de faire passer sur le ton de l'humour lorsque je pars chercher mon fils à 18h ou que j'ai pris 2 jours de congés car j'étais trop fatiguée …: "tu prends ton après-midi", "ah ba tiens, elle est encore là [il est 15h]" " ça t'a pas suffit 4 mois de congé mat que tu reprends des congés",

 

  • de la part d'une associée (femme sans enfant, sans mari, ayant consacré sa carrière à sa profession) : "X, elle doit maigrir" (lors d'une conf call avec un confrère qui me connait et me demandait de mes nouvelles) "Arrêtez de bouffer, X. mais arrêtez de bouffer !",

 

Et lorsque le confrère en ligne propose à l'associée, sur le ton de la plaisanterie, de me donner plusieurs semaines de congés pour que je puisse maigrir, l'associée répond "mais bien sur ! comme si j'allais lui donner 2 mois de congés, tu sais très bien ce que j'en pense".

 

J'ai alors mis le doigt sur ce qu'elle disait à demi-mot, sachant pertinemment qu'elle faisait référence au congé maternité que j'avais pris. Et là, j'ai entendu des propos comme "on accorde aujourd'hui un congé maternité qui vous font perdre le sens des réalités", "je suis d'accord que les femmes aient des enfants mais à condition qu'elles travaillent le soir, le samedi et le dimanche", "de mon temps ce n'était pas comme cela" , "je connais une consœur qui a perdu les eaux à 8 mois 1/2 en audience", "notre confrère Y, enceinte de jumeaux, a travaillé jusqu'au bout", etc.

 

J'ai tenté de lui faire comprendre que ce n'était pas en raisonnant ainsi qu'on ferait évoluer les mentalités, peine perdue devant autant d'agressivité.

 

 

Le lendemain, j'ai été convoquée par mon associé référence et le boss du cabinet pour faire un point sur "ma motivation"…

 

Ils n'ont pourtant rien à reprocher à ma facturation, de ce qu'ils m'ont dit. Je n'ai toutefois pas été assez courageuse pour leur parler du comportement de l'associée.

 

Mais j'ai expliqué mes conditions de travail :

  • on m'a mise dans un bureau à 2 dès mon retour alors que j'avais tjs eu un bureau seule et que je suis la plus ancienne : pour exemple, un jeune ayant prêté serment à son bureau seul…): on m'a dit que ce n'était pas une "rétrogradation" mais que c'était logique car le cabinet s'agrandissait, - mon co-bureau ne veut pas qu'on ferme la porte pour travailler alors que le secrétariat est juste derrière (manque de concentration),

 

  • mon bureau est face à celui de mon confrère de sorte qu'on a une vision directe sur le visage de l'autre quand on lève les yeux de la feuille (pas de possibilité de bouger les bureaux autrement),

 

  • des propos vexatoires sur mon retour de congé maternité,

 

  • l'absence de cohésion et d'esprit d'équipe dans le cabinet (aucune ambiance entre collaborateur, on a tous la tête dans le guidon et personne ne prend le temps de se parler), etc.

 

Nous devons refaire le point bientôt

Je prévois le plan B.…"

 

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