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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 10:29

Le magazine Marie Claire a publié un dossier spécial 8 mars sur le thème "Si j'étais un homme, m'aurait-on traitée ainsi?":

 

" "Serais-je moins payée que mon collègue, à compétences et à poste égaux? Aurais-je trouvé mon bureau occupé par un autre à mon retour de congé maternité? Devrais-je supporter les blagues machistes d'un confrère?" Ce genre de questions, moi, vous, nous toutes, nous nous les sommes toutes posées un jour. Oui, si nous avions été un homme, qu'aurions-nous fait de plus, notre vie professionnelle en aurait-elle été changée, notre rapport au travail, différent? Les huit femmes que vous allez découvrir dans les pages qui suivent ne sont pas comme les autres. Femmes à poigne, talentueuses, ambitieuses, influentes, célèbres, elles n'ont a prori rien à envier à leurs homologues masculins. Mais le sexisme ordinaire n'en épargne aucune, pas même celles qui gravissent les marches du pouvoir. Au contraire. Leur ascension n'allait -ne vas toujours- pas de soi. Elles se sont battues, imposées, et nous racontent comment, si elles avaient été un homme, leur progression en aurait été facilité, acceptée, en un mot, évidente."

 

Première série de témoignages : Hélène Darroze (Chef cuisinière), Delphine Vigan (Ecrivaine) , Laure Adler (Ecrivaine et journaliste) et Anne Hidalgo (Première adjointe au maire de Paris)

( IMG I/II     )

 

Puis Mercedes Erra (Présidente d'Euro RSG, Directrice Générale d'Havas), Rachida Dati (Maire du 7ème arrondissement de Paris, Députée européenne), Anne Lauvergeon (Présidente du Conseil de surveillance de Libération et Ex PDG d'Areva) et Florence Arthaud (Navigatrice) 

( IMG 0001        II/II      )

 

Dans Madame Figaro, une interview de Catherine Schoffer, DG adjointe de la chaîne Teva, excellent exemple suivant lequel une vie familiale n'est pas incompatible avec une belle carrière même lorsque l'activité est en 4/5ème! même si cela suppose quelques ajustements et souplesses dans l'emploi du temps

( IMG 0002        Schoffer      )  

 

 

 

Ne nous laissons pas impressionner par ces témoignages car n'oublions pas qu'en chacune de nous sommeille une femme d'exception!

 

 

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Avocate, maman et femme : une équation impossible??  

 

 

Non!  

 

 

 

La preuve par l'image !

 

 

 

Même s'il est tout aussi légitime de refuser de mener tous les fronts de concert dès lors que cela résulte d'un libre choix

 

 

 

Bonne fête à toutes les femmes!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 10:52

"Les ténors du barreau tiennent tellement le devant de la scène qu'on pourrait epnser que les femmes n'existent pas dans cette profession. Pourtant elles sont bel et bien présentes au pénal. En voici neuf d'entre elles, réunies pour la premières fois."

 

Telle est l'introduction d'un excellent article sur 9 consoeurs pénalistes publiée dans le magazine Alibi (2538 001 Alibi ) et que nous nous faisons un plaisir de relayer afin que nos consoeurs bénéficient de tout le rayonnement qu'elles méritent.

 

Merci à Valence de nous avoir transmis cet article.

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 08:44

Il ressort des chiffres communiqués dans le cadre du rapport d'activité du Bâtonnat 2010-2011, au 1er novembre 2011, sur la répartition de notre profession que:

 

- en 10 ans, le nombre d'avocats parisiens a augmenté de près de 50% passant de 15 320 avocats en 2002 à 22 792 en 2011

 

- les femmes sont majoritaires à 51,6%, contre 48,4% d'hommes

 

- quelle que soit la tranche d'âge envisagée (20, 30, 40, 50, 60, 70, 80 et même 90), nous sommes toujours largement majoritaires

 

Comment alors expliquer que les femmes soient sous-représentées en qualité d'associées...?!

 

Nous ne disposons pas de la répartition hommes/femmes selon le mode d'exercice mais il peut malheureusement se déduire des chiffres suivants:

 

- La majorité de la profession parisienne est constituée d'avocats collaborateurs libéraux puisqu'ils représentent 38% (9 230). Viennent ensuite les avocats exerçant en individuel qui représentent 31% (7 019). Puis, les associés à 30% (7 185). Enfin, les collaborateurs salariés constituent une portion infime de la profession puisqu'ils ne sont que 1% (388).

 

source link

 

Espérons que l'année 2012, sous le Bâtonnat de Madame Christiane Féral-Schuhl, nous donne l'occasion de voir les femmes s'affirmer davantage dans la profession.

 

Tel est le souhait que l'Association forme pour cette nouvelle année, ainsi que de nombreux défis et succès professionnels et personnels à chacune d'entre nous.

 

D'ici-là, nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d'année!

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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 10:35

Parce que, avant d'être des avocates, nous sommes des femmes, nous avons aussi le droit d'avoir des lectures de greluches.

 

A l'occasion de l'une de ces lectures, j'ai découvert l'article suivant dans le Magazine Be du 28 octobre 2011, que je trouve intéressant, tant pour les salariées que pour les collaboratrices libérales, voire même les associées, avec des conseils pratiques avisés:

 

"Manuel de survie en milieu professionnel hostile.

 

1. Ne croyez pas en la justice

 

"Les gars viennent me demander une augmentation au moins trois fois par an, commente Jérôme, directeur d'un hebdomadaire parisien. Les filles c'est plutôt une fois tous les trois ans". N'attendez pas que vos mérites soient reconnus, demander une augmentation n'est pas de l'insubordination...

 

2. Brillez (aussi) en réunion

 

N'acceptez pas plus souvent qu'à votre tour les "rôles de femme", comme appeler les retardataires et, plus sournois, se charger du compte-rendu : on ne peut pas écrire et parler. Ne quittez jamais une réunion sans avoir exprimé votre opinion ou posé une question.

 

3. Refusez les relations paternalistes

 

Ne répondez pas aux questions de votre chef sur votre vie privée, gardez vos distances. Si un lien affectif (on n'a pas dit sentimental) se tisse avec lui, vous vous retrouverez en position délicate à l'heure de la négo.

 

4. Faites-vous respecter d'abord à la maison

 

"Pour réussir sa vie professionnelle, les deux choix les plus importants, c'est celui de son patron et de son compagnon, affirme Sophie Reynal, présidente d'HEC au féminin. Ce dernier doit être le supporter n°1, qui ne considère pas que sa carrière passe avant la vôtre". Vouloir plus de responsabilités au travail implique de ne pas accepter toutes celles du foyer.

 

5. Développez votre réseau

 

Une étude du réseau social professionnel Linkedin montre que les femmes nouent moins de contacts et de manière moins "intéressée" que les hommes. "La plupart des femmes font passer le travail avant la réseau, à l'inverse des hommes. C'est une erreur, entretenir ses contacts est indispensable pour progresser", explique Sophie Reynal. Dans l'entreprise, l'importance du réseau est primordiale pour avoir vent d'une opportunité, glaner de l'information, se faire des alliés.

 

6. Faites jouer la concurrence

 

Les plus belles augmentations se négocient... en partant. Sans aller jusque-là, toutes les occasions de faire le benchmark de sa fiche de paye auprès de la concurrence sont bonnes. "Face à une proposition de job, 80% des hommes accepteront un entretien, note Sophie Reynal, ne serait-ce que pour évaluer leur situation actuelle ou nouer un contact, alors que 50% des femmes n'iront pas, par manque de confiance en elles, sentiment de loyauté à l'entreprise ou même timidité"."

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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 15:17

Les avocates libérales ne sommes pas les seules à subir une inégalité de traitement face à l'arrivée d'un enfant.

 

Les futurs et jeunes pères aussi voient leurs droits à la présence minimisés.

 

La différence de traitement vient moins du statut libéral que du conditionnement de nos sociétés traditionelles.

 

Ce sujet fait d'ailleurs l'objet d'un débat important de la part de nos instances et de la société en général.

 

En effet, l'OCDE, dans un rapport consacré aux politiques familiales en Europe a a préconisé un congé paternité davantage systématique.

 

Le gouvernement s'intéresse aussi à la question puisqu'il a commandé un rapport sur l'exercice de la parentalité par les hommes dans le monde du travail.

 

Même Laurence Parisot, la patronne des patrons considère qu'il faut rendre obligatoire le congé paternité de plusieurs semaines.

 

Ainsi, la question des pères au travail est désormais politique car elle est déterminante pour faire avancer la cause des femmes.

 

A cet égard, Françoise FATOUX, délégué général de l'ORSE (Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises) indique  que "Lorsqu'on travaille sur la notion de conciliation, on se rend compte très vite qu'il faut que les hommes concilient aussi, sinon cela risque de se retourner contre les femmes. L'égalité en entreprise passe par celle au foyer" mais que, pour cela, "On doit encore travailler sur les stéréotypes masculins. Il faut convaincre les hommes qu'ils peuvent être gagnants dans la stratégie d'égalité. Il faut aussi casser la culture du présentéisme".  

 

Elle considère donc que toute la culture managériale est à revoir.

 

Cette conclusion ressort notamment du sondage commandité par l’ORSE auprès de BVA dans lequel il apparaît que 81 % des Français considèrent que les femmes feraient plus facilement carrière si les hommes s‘investissaient davantage dans les activités domestiques et familiales.

Les Français considèrent également que les entreprises ont une responsabilité à assumer dans la recherche d’un meilleur équilibre travail et vie familiale. Ils mettent en avant la nécessité :
- de repenser l’organisation du temps de travail (61 % mettent en avant la nécessité de revoir les aménagements d’horaires)
- d’un changement des mentalités au sein de l’encadrement et de la direction (attente de 51 % des Français)

Si les Français croient à un changement possible, ils mettent en avant les discriminations auxquelles peuvent être confrontés les hommes dans leur vie familiale.
A la question : demander à travailler à temps partiel ou à rentrer chez soi un peu plus tôt afin de pouvoir consacrer plus de temps à sa famille, est :
- plutôt bien accepté, à 62 % pour une femme
- plutôt bien accepté, à 22 % pour un homme.
Cet écart important montre la nécessité de mener des actions spécifiques en direction des hommes pour éviter qu’ils ne soient discriminés quand ils veulent eux aussi rechercher un équilibre entre travail et vie familiale.

 

Il ressort donc de cette étude que le principal obstacle à un meilleur équilibre des vies professionnelles et familiales au sein d'un foyer est la perception par l'entreprise et la société en général de la place traditionnelle du père.

  

Tel est le constat dressé par Jérôme BALLARIN, président de l'OPE (Observatoire de la parentalité en entreprise): "les jeunes cadres sont encore moqués par leurs aînés. Il faut tendre vers une nouvelle norme culturelle, un nouveau contrat social".

A cette conception traditionnelle, s'ajoute l'hypocrisie du présentéisme, encore plus oppressant pour les cadres et professions libérales exerçant à Paris.

En effet, beaucoup d'employeur associent encore performance et temps de présence dans l'entreprise.

Jérôme BALLARIN ajoute « En France, il y a un culte du présentéisme : partir du bureau après 19 heures est un signe de motivation du salarié ; dans les pays scandinaves, au contraire, c'est un signe d'inefficacité. »

 

Ainsi donc, même si les entreprises, particulièrement celles de premier plan, tentent de renforcer le rôle du père, rares sont ceux qui acceptent de "jouer le jeu".

 

Peut-être serait-il nécessaire que les pères occupant des postes à responsabilité montrent l'exemple.

 

A l'instar de Jean-Claude LE GRAND, DRH et responsable monde diversité de L'Oréal link, de Philippe VIVIN, DRH du groupe AREVA link, de Frédéric LAVENIR, DRH du groupe BNP Paribas link et de Pierre LELEU, DRH de HSBC France, link, dont les témoignages font état de leur volonté de parvenir à une meilleure conciliation avec les contraintes liées à leur pratique professionnelle. Leur témoignage rejoint pour l'essentiel celui d'une femme dirigeante, Mercedes ERRA, Présidente exécutive de d'Euro RSCG Worldwide link.

 

Espérons qu'ainsi, les pères pourront enfin prendre leur congé paternité et non comme me le disait récemment une amie avocate que, son mari -avocat fiscaliste- ne prenait pas ses jours de congé paternité car cela était mal vu dans sa structure.

 

Mais également qu'ils pourront profiter d'une vie familiale plus étendue, avec la possibilté d'aller chercher les enfants le soir ou de s'en occuper certains mercredis.

 

et ainsi nous décharger un peu! ;-)

 

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